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mardi, 05 juillet 2011

crime contre l’humanité

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Depuis le 11 avril 2011 le président Laurent Gbagbo, sa famille et ses collaborateurs sont séquestrés dans le nord du pays. On dit qu’ils sont en détention pour des crimes de tout genre qu’ils auraient commis. Evidemment pour ne pas donner l’impression de faire des accusations gratuites, depuis quelques temps des rapports pleuvent. Les rapporteurs se marchent même sur les pieds. Human Wright Watch, Amnesty International, ONU…ont tous pondu, dans ces derniers temps, avec une célérité qu’on leur a rarement connue, des rapports qui relèvent des crimes contre l’humanité en Cote d’Ivoire. Mais, à leur corps défendant, puisqu’il n’est pas facile de cacher le soleil avec ses mains, ils ont tous noté que les exactions continuent et que les crimes contre l’humanité sont à mettre au compte des deux camps en conflit.
Pour ceux qui ont suivi la détermination avec laquelle ces mêmes donneurs de leçon ont souhaité et soutenu le départ de Laurent Gbagbo, les conclusions de ces rapports sont plus que la condamnation du camp en liberté et la reconnaissance de l’erreur de la communauté dite internationale. Primo, n’est-ce pas assez curieux de constater que les exactions continuent quand on sait le taux d’énergie dépensé pour faire entendre au plus sourd des humains qu’ en Cote d’Ivoire le problème c’est Laurent Gbagbo. On se souvient encore des diatribes de Ouattara, Ali Coulibaly et consort dans tous les médias pour dire qu’il suffirait de l’extirper ou même de l’expédier outre tombe pour que le pays se porte mieux. Secundo, qu’est-ce qui explique qu’on est déployé autant de moyens pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir, si c’est pour constater après que celui pour qui on l’a fait n’est pas mieux et devrait lui aussi être incarcérer ?
Au-delà de ce jeu de mots que nous savons tous hypocrite et sournois, entre Laurent Gbagbo et Dramane Ouattara qui est le véritable auteur des crimes contre l’humanité ? Entre un chef d’Etat qui en toute légalité, dans la défense et la protection du peuple dont il a la charge n’a pu logiquement s’empêcher de commettre des gaffes et celui qui sans en avoir le droit prépare froidement une rébellion, une expédition armée contre un Etat de droit même avec le prétexte intenable d’avoir gagné une élection et qui continue les tueries quand il n’en voit plus la nécessité, qui est le vrai criminel ? Au tribunal de notre petite histoire, il y a le criminel froid, calculateur, planificateur, qui nous a même habitués à annoncer ses forfaits à ses victimes et il y a le présumé coupable qui, ayant agi en légitime défense, bénéficie des circonstances atténuantes.

Pour ceux qui ne viennent pas de découvrir la Cote D’Ivoire à l’occasion d’une enquête expresse, Laurent Gbagbo, c’est l’opposant historique de Félix Houphouët Boigny. C’est un démocrate dont le nom n’a jamais été associé à un coup de force. C’est un humaniste qui a choyé la rébellion au lieu de la mater. Même ceux qui le combattent aujourd’hui, en privé, font l’éloge d’une personnalité d’exception. Le seul défaut qu’on lui connait c’est d’aimer la femme là ou les autres préfèrent les hommes. Alassane Ouattara, c’est le père de la carte de séjour et par conséquent le premier promoteur de la xénophobie et de l’ivoirité en Cote d’ivoire. A la mort d’Houphouët en 1993, ce monsieur a voulu faire un putsch institutionnel. Il montrait déjà à ce temps là qu’il n’aime pas les sentiers de la loi. Quelques années plus tard il annonce qu’il frapperait le pouvoir moribond de Bédié et il tomberait. Ce qui fut fait en decembre1999. Dans ce pays, des vidéos existent où des rebelles citent nommément Alassane Ouattara comme étant celui qui les a préparé à attaqué la Cote d’ivoire en septembre 2002. Dans cette crise postélectorale, alors que Laurent Gbagbo recommandait la solution démocratique et pacifique du recomptage des voies, Alassane Ouattara, à travers le commando invisible canardait les forces de l’ordre à Abobo et faisait le tour des capitales de l’Afrique de l’Ouest pour monter une armée de mercenaires pour s’imposer aux ivoiriens.
Crime contre l’humanité, j’ai l’intime conviction qu’à travers tous ces rapports qui pleuvent sur la Cote d’Ivoire, les rapporteurs eux-mêmes savent qu’ils prennent la victime pour le criminel.

Joseph Marat

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