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mardi, 05 juillet 2011

Sondage et crédibilité



A l’épreuve de la crise ivoirienne, on a certainement compris que les instituts de sondage sont des instruments aux mains des plus offrants. Et les plus offrants, ce ne sont pas ceux qui naïvement commandent un sondage pour vérifier leur côte de popularité, ce sont ceux à qui ils appartiennent. Ce sont eux qui les manipulent pour leurrer et abattre les adversaires.
Depuis des officines secrètes dont les faces visibles de l’Iceberg sont connues sous les noms de G8, G20, Conseil de sécurité de l’ONU. Les potentats de médias, de la politique et de l’économie de notre planète manipulent à leur guise les valeurs auxquelles l’humanité croit naïvement. On est d’accord que c’est à des constances variables qu’on règle les crises dans le monde, c’est à deux poids deux mesures qu’on détermine les dictateurs, et c’est selon les intérêts de ces puissances qu’on définit la notion de démocratie. Ils ont partagé le monde et chacun dans son pré carré s’adonne à tous les crimes possibles. Au nom de quoi la crise du moyen orient, entre la Palestine et Israel reste-t-elle insoluble ? Pourquoi a-t-on l’impression qu’on force la révolution en Libye? Qui va payer pour le mensonge, qui a soutenu le saccage de l’Irak ? Bref, revenons aux sondages et aux médias et voyons qu’en Italie, Berlusconi, malgré toutes ses frasques, demeure l’homme fort de l’Italie parce qu’il dirige la mafia de l’audio visuel dans son pays. En France Sarkozy fera deux mandats malgré sa basse côte de popularité parce que les patrons de presse de France sont ses valets. En 2007, Ils ont monté Ségolène Royal en épingle parce que c’est elle qu’il pouvait battre. Pour 2012, le mélodrame se joue sous nos yeux avec l’assassinat médiatique de Dominique Strauss Kan.
En côte d’Ivoire, une dizaine de sondage ont été effectués sur la population ivoirienne, par les mêmes instituts de sondages européens. Aucun d’eux ne donnait ni Bédié ni Ouattara gagnant. Mais quand les résultats de tous ces sondages se sont avérés dans les urnes ivoiriennes, les mêmes sondeurs et leurs médias ont été les premiers surpris. Ils ont oublié les résultats de tous leurs sondages qui classaient Laurent Gbagbo en tête dans tous les cas de figures. Ce dernier a été traité de tous les noms de dictateur et tyran qui veut s’accrocher au pouvoir. Alors, comment accorder une once de crédibilité à des sondages auxquels ses propres auteurs n’accordent aucun crédit. Ouvrons les yeux et comprenons que les sondages font partie des pratiques de manipulation de ceux qui veulent nous maintenir assujettis.

Joseph Marat

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