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vendredi, 08 juillet 2011

Gbagbo et Ouattara face aux repères de l’Histoire

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Même quand ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire, les héros qui jalonnent sa trajectoire ne sont pas moins les victimes. A la lumière de l’actualité ivoirienne, une petite réflexion m’est venue sur les grands hommes de l’histoire de l’humanité et sur leurs contemporains protagonistes. J’ai fait une petite comptabilité pour essayer de me projeter dans le futur de la Cote d’Ivoire. J’ai pris des grands noms pèle mêle et j’ai essayé de me souvenir de leurs bourreaux ou adversaires politiques.
Prenons De Gaule en France. Qui se souvient encore de ceux qui collaboraient avec les forces nazies pendant que De Gaule appelait à la résistance. Qui se souvient de ceux qui ont fait boire la cigüe à Socrate dans l’antiquité grecque. Aussi précisément que je m’en souvienne ce n’est pas dans des écrits sur eux qu’on entend parler des Caïphe, Ponce Pilate et consort…qui ont crucifié Jésus Christ. Gandhi a eu des adversaires politiques indiens dans la lutte contre l’impérialisme anglais. Le Pakistan est même né de la division, après coup, des frères de lutte. Je suis incapable aujourd’hui de me souvenir d’un seul de leur nom, si ce n’est Mahatma Gandhi. Nelson Mandela a survécu à la méchanceté de trois chefs d’Etat Sud africain. On se souvient aujourd’hui aussi de Fréderic De Clerc parce qu’il a partagé le podium du triomphe avec l’immense Nobel de la paix Nelson Mandela.
En Cote d’Ivoire, entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui est-ce que notre histoire retiendra dans une dizaine d’années ? Le premier aura fait la prison pour la promotion des valeurs démocratiques. Il aura résisté jusqu’au seuil du sacrifice suprême contre les forces impérialistes. Son humanisme et son amour pour son pays ne sont pas à prouver. Même ses geôliers et ses pires ennemis, quand la mauvaise foi se dissipe dans des cercles fermés, s’accordent pour dire qu’ils sont le moteur de toutes ses actions. Le dernier peut-il en dire autant ? N’a-t-il pas fait suffisamment montre d’être, aux mains des forces de destruction, l’instrument qu’on fait toujours vite de jeter dans les oubliettes.
Joseph Marat

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