UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

vendredi, 08 juillet 2011

Union Européenne : après Nadi Bamba, les autres…

nadi bamba.jpgLa justice européenne a annulé, le mercredi 8 juin dernier toutes les sanctions de l’union Européenne qui pesait sur Nady Bamba. Présentée comme la seconde épouse du président Gbagbo, Nady Bamba avait été privée de visa et ses avoirs avaient été gelés comme la plus part des citoyens ivoiriens qui ont eu des liens étroits avec le président Laurent Gbagbo. Le tribunal de la cour de justice européenne à Luxembourg a affirmé dans son arrêt que l’UE « n’a pas motivé de manière suffisante en quoi Mme Nadiany Bamba a fait obstruction au processus de paix et à la réconciliation en Cote d’Ivoire ».
On devrait se réjouir et il faut certainement se réjouir d’une telle décision de justice. On espère que l’UE ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Toutes les victimes des sanctions européennes devraient bientôt être libres. Ce ne serait même pas surprenant de voir demain l’UE emboucher la trompette de la libération de Laurent Gbagbo.
Si l’UE n’a pas pu réunir des éléments solides montrant en quoi Mme Nady Bamba, au passage patronne du journal le temps et de la communication de campagne du Président Gbagbo, a fait obstruction au processus de paix et de réconciliation en Cote d’Ivoire, par quelle tour de magie va-t-elle en trouver contre toutes ses autres victimes ?
Comment, l’Union Européenne qui se veut une poche de moralité, soucieuse de la justice, de la paix et de la réconciliation des ivoirien à travers cette affaire Nady Bamba, peut-elle continuer à se méprendre sur le sort de Laurent Gbagbo. Celui qui, contrairement à ses geôliers d’aujourd’hui, a toujours proposé la seule solution de paix et de justice à cette crise. Initiateur des accords politique d’Ouagadougou, personne n’a pu mieux dire que sa proposition de recomptage des voix. Comment l’UE, après avoir laver Nady Bamba, peut-elle continuer à condamner Simone Gbagbo, l’autre épouse, universitaire, députée couverte par l’immunité parlementaire de son pays ? Comment peut-elle continuer à maintenir des sanctions contre tous ces ivoiriens qui n’ont fait que respecter les lois de leur pays en refusant le chaos de la rébellion ?

Mais Quand on a vu la mobilisation qui a été la sienne pour combattre sur tous les plans la démocratie, la justice et même la santé en Cote d’Ivoire, on ne sera pas surpris si elle ne s’en tenait qu’à favoriser seule Nady Bamba. Seulement, on aura compris que dans cette guerre les ennemis de Gbagbo n’ont pas lésiné sur les moyens. Même dans son intimité ils ont réussi à placer leur pion. Echec et mat.

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.