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samedi, 06 août 2011

Déguerpissements ou le droit d’être xénophobe


Cissé Bacongo, le ministre de l’enseignement supérieur, vient de réussir là où certains de ses prédécesseurs ont échoué, liés et sclérosés par des plaintes idéologiques.
On en était arrivé dans ce pays à penser que tout déguerpissement était mal, tellement il avait été associé aux démons de l’ivoirité, de la xénophobie et de l’exclusion. Aucun maire ou aucune politique ne pouvait se permettre de lancer une opération d’une telle envergure sans soulever le courroux des xénophiles d’intérieur et l’indignation de la communauté internationale prompte à brandir le chiffon rouge des droits de l’homme. A telle enseigne qu’en Cote d’ivoire pour déguerpir il faut d’abord recaser. Le quartier de Biabou, construit par Bédié pour recaser les squatteurs des bidonvilles de Cocody en est un symbole. L’opération a échoué. Les déplacés ont acquis des titres de propriété à Biabou et sont venus se réinstaller, sans d’autres conséquences, sur les sites interdits. En partie à cause de ce complexe de xénophobie et d’ivoirité dont aucun gouvernement ivoirien n’a pu se défaire depuis qu’Ouattara a décidé de devenir le chef de l’Etat de Cote d’ Ivoire.
Aujourd’hui, cissé Bacongo, à peine ré-bombardé ministre de l’enseignement supérieur se lance dans une vaste opération de déguerpissement en rasant, sans aucune mise en demeure préalable, Cocody village. On comprend qu’il n’a rien à faire. Les universités sont fermées. Et le journaliste qui rapporte les faits parle d’une retro commission de 500 millions. Il y a de quoi bruler toutes les étapes de la légalité. Les temps ne sont pas cléments. On ne peut pas compter sur les caisses du régime Ouattara pour se faire une place au soleil. Elles sont renflouées par des ponctions sur les acquis sociaux.
Mais, où sont passés la communauté internationale et tous nos xénophiles. Ou faut-il comprendre que, ceux qui sont à l’œuvre actuellement et qui sous le prétextes de l’insalubrité zéro privent des milliers de familles de leurs sources de revenues ont le droit d’être xénophobes ou ivoiritaires ? nous rappelons à toutes fins utiles que les habitants de Cocody village prétendent avoir déjà remporté un procès contre les autorités universitaires d’alors. Ils ont donc le droit d’être là où ils étaient.

Joseph Marat

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