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samedi, 06 août 2011

Et s’il ne restait plus que la voie du blanchiment d’argent ?


Le mercredi 27 juillet dernier, Alassane Ouattara venait juste de prendre son avion pour aller promener sa gamelle aux Etats Unis quand, le très critique quotidien de Venance Konan, Frat-mat barrait fièrement à sa Une «Performances économiques post-crise de l’Etat : 213 milliards attendus 284 recouvrés en moins de trois mois ». On apprendra aussi dans le corps du canard que sur 864 milliards qui restent à recouvrer, ce sont seulement 800 millions qui sont attendus des zones CNO. L’analyse, calculatrice en main de ces informations donne ceci : 135% de taux de recouvrement et 0,1% d’apports fiscaux espérer des 60% du territoire nord du pays.
Alors, soit le gouvernement d’Alassane Ouattara prend tous les ivoiriens pour des nez percés ou pour les coxer-balanceurs de Renauld qui, les yeux rouges de toxine crient à tue tête « on est où là ? » ou encore pour la ministre de l’éducation nationale qui aligne « capturation, recrutation et messieurs les directeurs régional,… », soit il a une bien curieuse idée derrière la tête.
Sinon qu’est-ce qu’on a à courir le monde à la recherche de subside si les ivoiriens se sont subitement mis à payer plus que leur impôts ? Les contribuables du sud se sont subitement passé le mot pour verser au gouvernement de Ouattara des bonus sur ce qui leur est imposable. Hallucinant, cette volonté manifeste de manipuler l’opinion, parce que, quelle que soit la pression fiscale qu’on exerce sur les contribuables d’un pays, on ne peut jamais faire mieux que 100 %. Annoncer 135% de réussite fiscale dans cette période de misère morale et économique, c’est gros comme un point dans l’œil.
On en déduit que Alassane Ouattara veut certainement faire de la cote d’Ivoire une grosse société écran qui brasse des milliards qu’elle ne produit pas. L’homme a dit que son travail c’est de chercher l’argent. Mais il n’a pas dit forcement de façon régulière. Surtout quand dans cette même communication il consacre la partition fiscale du pays en avouant carrément ne rien attendre des zones CNO.

Joseph Marat

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