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samedi, 06 août 2011

La parenthèse Ouattara

Je suis tombé, sur l’un des nombreux sites de la toile, sur un texte de Gisèle Dutheuil. Cette dame auteure de livre pour enfants et directrice d’Audace Institut Afrique, militante pour le recul de la pauvreté dans le monde, membre fondateur d’Audace Institut Afrique, a pondu un petit texte assez lucide pour une européenne sur la crise ivoirienne. Le titre du texte pour ceux qui aimeraient le retrouver est le suivant : Côte d’Ivoire: vous avez dit démocratie ? Elle y déplore toute l’armada médiatico militaro diplomatique qui a été déployée pour instaurer finalement en Cote d’Ivoire un régime politique innommable, en relevant les traits de la politique de déplanification de l’Etat de Cote d’Ivoire par Alassane Dramane Ouattara. En lisant ce texte j’ai eu l’impression que nous sommes dans une sorte de parenthèse qui comme toute parenthèse se refermera.

Alassane Ouattara a pris le pouvoir en faisant bombarder le palais présidentiel construit par Félix Houphouët Boigny. Hallucinant pour quelqu’un qui se dit houphouetiste. Inutile de dire qu’il a permis le saccage des infrastructures essentielles de l’Etat de Cote d’Ivoire comme s’il voulait régner sur le chaos. Au moment ou on s’attend à ce qu’il dise qu’il a fait un coup d’Etat et qu’il dissout la constitution, Alassane Ouattara dans une sorte de fourberie entraine le peuple ivoirien dans une aventure institutionnelle sans visage. Il prête serment sur une constitution qu’il viole constamment. L’exil des ivoiriens, la séquestration d’un chef d’Etat, la dissolution du parlement, la détention abusive des opposants politiques, les nominations à des postes électifs comme au conseil économique et social, le remplacement anti constitutionnel du président du conseil constitutionnel, la transformation des universités en caserne… A l’allure où vont les choses, ce ne sera pas surprenant que demain les couleurs nationales, le nom, les frontières nord du pays changent. Où allons-nous ?

On a l’impression que le peuple de Cote d’Ivoire assiste, avec un calme inquiétant, à la parenthèse d’un jeu d’enfant qui fera long feu.

Joseph Marat

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