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samedi, 06 août 2011

Ouattara, le dernier de l’ordre protocolaire Aux USA


Pourquoi pensez-vous qu’il a limogé Brou Aka Pascal depuis le salon d’honneur de l’Aéroport d’Abidjan Port Bouet ? Alassane Ouattara était quelque peu agacé. Les nerfs à fleur de peau parce que la montagne a accouché d’une souris. Ce qui devrait être un tour historique dans les loges de l’homme le plus puissant du monde s’est transformé en un chemin d’humiliation. Il n’est pas Laurent Gbagbo pour, en sus, arrivé dans sa colonie, tolérer les inconsidérations du directeur générale d’une petite télévision pirate.
Il n’y a pas longtemps, Barack Hussein Obama recevait le petit Ali Bongo du Gabon. Les deux hommes se sont retrouvés dans ce fameux salon où l’homme le plus puissant du monde reçoit ses hôtes de marque. C’était une rencontre au sommet entre deux chefs d’Etat qui parlaient sereinement. Cela n’avait rien avoir avec ce qu’on vient de nous servir. Un Obama préoccupé par le plafond de la dette publique de son pays et embarrassé visiblement par des visiteurs mendiants, tous attablés dans l’une des salles servant de réfectoire de la maison Blanche. De quoi ont-ils tous bien pu parler, et de quelle oreille ont-ils bien pu être écoutés. Vous avez dit folklore.
Mais, celui qui passe sous nos cieux pour être la personne la plus importante de la sous région - le pays qu’il dirige pèse tout de même 60% du poids économique de l’Afrique de l’ouest - a été traité par le protocole américain comme le moins important du groupe. Il était assis à l’extrême gauche d’une table qui n’était pas ronde. Obligé de tendre le cou pour entendre Obama. Notre champion de l’endettement a-t-il malgré tout eu gain de cause ? Rien n’est moins sûr. Rappelons à toutes fins utiles que Laurent Gbagbo a aussi, sans tapage, rencontré Obama. Il était encore en réunion avec lui quand au journal de 20h de la RTI, les Etats unis par le biais de leur ambassadrice ici ont annoncé la suppression de 250 milliards de dette ivoirienne. Les américains comme le sénateur Jim Inhofé savent reconnaitre le loup dans la bergerie.

Joseph Marat

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