UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

dimanche, 14 août 2011

Les hommes de Ouattara


Il n’a pas la tache facile. Il a tellement rêvé gouverner les ivoiriens qu’il n’a pas regardé à la moralité de ceux qui l’y aidaient. Pour éteindre le feu, on se soucie difficilement de la pureté de l’eau qu’on utilise. Pour assouvir sa passion du pouvoir d’Etat, il a ameuté tous les grands bandits de la sous région. Au moment de gérer le pays le voilà confronté à un sérieux problème d’effectif. Dans ce pays on connait des éminents savants qui ont bradé leur cause au RDR. Mais on comprend aujourd’hui que cela ne suffit pas. Sur l’échelle de la compromission, de la vulgarité, du manque de scrupule, ils sont en mauvaise position. Ils n’ont certainement pas voulu, par la pudeur que leur recommande le dépôt de connaissance en eux, associer leur image au plus grand scandale politique de leur pays.
Sinon, entre nous que fait Soro Guillaume dans le fauteuil d’Ake Ngbo, l’homme aux 22 diplômes ? Que fait Kandia Camara à la place de Loes Oble, une éminence grise internationalement reconnue ; pourquoi Mabri Toikeusse un médecin douteux à la place de l’homme du budget sécurisé au ministère du plan ? que font les dozo dans nos commissariats ? La nomination de Meité Sindou au secrétariat national à la bonne gouvernance est un mauvais casting. C’est le signe qu’on n’est pas venu pour ça. Dans les archives du journal Nord Sud, il porte la médaille de l’ordre de la pire gouvernance. Il faisait la vente parallèle des journaux pour grugés les partenaires.
C’est un adage chinois qui dit « plus on est entouré de cancres, mieux on se sent indispensable et important. » En effet, depuis le 11 avril 2011, on a l’impression que le temps est devenu orageux pour l’intelligentsia ivoirienne. Les universités sont fermées et les cerveaux sont traqués. C’est à croire que d’Houphouët Boigny, les houphouetistes n’ont retenu que le pire. Accorder la promotion à tous ceux qui excellaient dans les compromissions et s’enorgueillir d’avoir rendu Loua Diomandé pauvre. Celui-ci avait commis l’imprudence de ramener dans les caisses de l’Etat la “monnaie″ de ses courses.

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.