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dimanche, 14 août 2011

Les indépendances se refusent au régime Ouattara


Le sang sur le pont Félix Houphouët Boigny, le premier vendredi du mois de ramadan. Et cela n’a pas suffis. Dans la même journée, un autre accident grave au niveau de l’Indenié, deux bus de la même compagnie Sotra entrent en collision. Une trentaine de blessés sur le macadam cette fois. Toute affaire cessante, il parait que Soro Guillaume et Alassane Ouattara, chacun selon son agenda et avec son clan d’officiels, se sont précipités au chevet de la nation endeuillée. Plus tard on apprendra que ceux qui étaient entrain de préparer les fastes de leur première fête de l’indépendance en tant que patrons exclusifs de l’Etat ont perdu l’appétit. Trois jours de deuil à la place des festivités de l’indépendance. Et depuis les supputations vont bon train. Dans un pays où les hommes de Dieu sont recherchés à cause de leur révélation apocalyptique et où des autorités affichent sans gène leur appartenance à des loges franc-maçonniques, ce ne sont pas les interprétations mystiques qui ont manqué. Dieu, et ce ne serait pas la première fois, aurait-il fait le sacrifice des ivoiriens pour que reviennent définitivement la paix ? Ou encore sommes-nous face à la première gorgée de sang que réclament généralement les pratiques ésotériques pour consolider un pouvoir ? A chacun sa lecture de cette triste et inédite journée noire.
Quoique, pour ceux qui croient en l’immanence de la force des choses, on ne peut pas faire la guerre à un Etat pour le soumettre aux forces coloniales et vouloir commémorer ses indépendances. C’est comme si la mystique des événements historiques disait aux autorités ivoiriennes qu’elles ne méritent pas de célébrer les indépendances en Côte d’ivoire. Et ce n’est certainement pas pour rien qu’après avoir salué la bravoure des forces licornes, ils ont renoncé, sans entêtement cette fois, à fêter les indépendances. A la place, elles ont été bien inspirées de mettre un deuil de trois jours pour que la conscience nationale se souvienne que ce n’est pas de gaité de cœur qu’on retourne sous la colonisation.

Joseph Marat

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