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samedi, 20 août 2011

Ils sont désormais plus ivoiriens que nous



Je m’en allais me promener sur la toile quand je suis tombé sur l’article d’un informateur du net. Il rapportait les propos du Cheick Boikary Fofana patron du cosim qui disait ceci : « La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 20 millions d’habitants. Elle peut en compter le double sans qu’il y ait aucun problème(…) J’entends parfois dire que les étrangers ont tous pris chez nous et il ne nous reste plus rien. Mais où étaient ces derniers lorsque les étrangers prenaient ces secteurs. (…) les étrangers n’iront nulle part, ils sont chez eux en Côte d’Ivoire ».
Devant cette parole forte, je me suis dit, mais qu’est-ce qu’il y a encore ? D’où vient encore ce débat sur la xénophobie et l’ivoirité ? Avec tout ce que nous vivons actuellement, quel ivoirien n’a pas compris que tout est possible sur cette terre et qu’on pourrait par exemple transférer toute la population de la chine sur le territoire français et vice versa, sans rien perturber. Qui n’a pas encore compris dans ce pays que les questions de nationalité, d’étranger sont devenues taboues au point d’aller provoquer le grand Cheick Boikary Fofana.
Au nom de l’amour que nous devons aux étrangers nous avons enregistré en 2002 une rébellion sauvage qui nous coutés la vie d’au moins 10 000 de nos concitoyens. A cause de notre nationalisme, après une dizaine année à nous convaincre que nous sommes les plus grands xénophobes du monde, ils ont bombardé tous les symboles de notre Etat en avril dernier. Juste avant, près de 3000 Guérés perdaient la vie dans leur brousse. Plus loin encore, Ils ont trouvé que Laurent Gbagbo n’a pas assez fait quand il s’est transformé en dictateur d’un instant pour faire d’Alassane Ouattara un candidat exceptionnel. Il sera traduit devant le TPI. Qui n’a pas encore compris que les chantres de l’ivoirité, les Venance Konan, Konan Bedié et consort ont abandonné ce combat depuis belle lurette ?
Grand Cheik pardon. Malheur à celui qui a osé réveiller ton courroux. Nous préférons encore mieux nous exiler au Ghana et au Libéria que de disputer nos terres aux étrangers. Oh si ! Ils sont plus chez eux ici que nous-mêmes.

Joseph Marat

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