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samedi, 20 août 2011

L’arbre ne tombe jamais avec ses oiseaux.


C’est avec Laurent Dona Fologo que nous nous sommes enrichis de ce proverbe. Il aiguillonne l’esprit de tous ceux qui veulent bien comprendre le destin qu’imposent souvent à chacun les grands détours de l’histoire. Je me suis donc laissé entrainer dans les profondeurs du discours du sage. J’ai compris que ce n’est pas tout ce qui fait le charme de l’arbre qui se laisse nourrir à sa sève. Dans l’arbre, il y a les racines, le tronc, les branches les feuillages et les oiseaux. Ces derniers viennent s’assoir selon les saisons. Prêts à s’envoler à la moindre secousse. Leur rapport avec l’arbre est un rapport d’intérêt. Ils viennent profiter du confort de l’arbre tant qu’il peut le leur offrir. Dès qu’il tombe, il s’envole à la recherche d’un autre à parasiter. Quel enseignement !
La triste histoire de Laurent Gbagbo depuis le 11 avril 2011 nous laisse admirer l’envol de nos oiseaux nationaux. Un ballet aérien qui, finalement, ne laisse personne indifférent, tellement la nature tient à nous émerveiller. Un sage, grec celui-ci, avait dit que l’étonnement est le début de la sagesse.
Laurent Dona Fologo, chapeau pour cet albatros pour qui la politique a toujours été la saine appréciation de la réalité. Moa Gloféi, compassion pour ce faucon en cage. Enfermé dans la prison de sa propre cachette, il crie à ses ‛‛geôliers″, qu’il est devenu inoffensif. Elie Halassou, pitié pour le corbeau qui s’est laissé prendre dans les filets de sa propre turpitude….Meambly, sourions au perroquet qui s’est subitement souvenu de son maitre et de ses vieilles récitations. Maguy le Tocard, requiem pour l’aiglon qui n’a pu échapper à l’adresse du chasseur dozo. Mamadou Koulibaly, le tisserand dont le nid nous avait paru définitif.
Pour dire à tous ceux qui se découvrent actuellement être du signe zodiacal "oiseau" que nous, les branches et les feuilles du baobab qui sommes tombés avec le géant de la forêt, ne saurions les en vouloir. Quelque fois l’expression du dépit amoureux peut être violente. Mais qu’on se souvienne tous qu’un autre sage, ivoirien celui-là, avait dit qu’un oiseau ne se fâche jamais contre l’arbre.

Joseph Marat

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