UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

mardi, 30 août 2011

Le ridicule tuera en Côte d’Ivoire


La semaine dernière, de tergiversations las, Ouattara a décidé de publié les différents chefs d’inculpation contre tous ceux qu’il détient dans ses camps de concentration du nord. Il pense pouvoir ainsi desserrer l’étau de réprobations qui accompagne cette répression d’un autre âge de l’opposition civile. Mais là encore, Ouattara et ses sbires se mettent le doigt dans l’œil. Les chefs d’accusations sont tellement fantaisistes qu’ils dénotent le manque de vision réelle des nouvelles autorités. On ne peut pas leur en vouloir de manquer de sens démocratiques. Celui qui vient au pouvoir par les armes n’a que faire des valeurs humanistes de démocratie. Mais, même être un tyran, c’est aussi un certain savoir faire. C’est cette dextérité qui programme sa longévité. Il y a des tyrans qui sont adulés par leur peuple, parce que même en régnant avec des mains de fer, ils sont souvent à l’écoute de ce que peut vouloir réellement le peuple et ils évitent d’être ridicules pour continuer d’être craint. A défaut de se laisser ‘’corrompre’’ par Rousseau, ils lisent au moins le Prince de Machiavel.
Les solutionneurs doivent savoir, s’ils détiennent vraiment les appareils de renseignement de l’Etat, que ce qui les arrangerait eux-mêmes et soulagerait les ivoiriens de tous les bords qui ont besoin de retrouver leur unité, c’est qu’ils libèrent Laurent Gbagbo et tous ses partisans. Ce geste aura l’avantage de faire oublier toutes les affres d’humiliation imposées par la France et de mettre en confiance tous les fils du pays qui veulent rentrer d’exile. Au lieu de donner dans le ridicule, l’idiotie et l’incompétence. Après tout ce qu’on a pu faire croire d’eux, inculper Laurent Gbagbo de détournements de deniers publics et son épouse de vols en réunion, de vol à mains armées commis avec violence et infraction, de pillages…Oui vous avez bien lu, vous n’êtes pas dans une fiction c’est ridicule. Et là où le ridicule tuera ce régime sans solution, c’est qu’au nom de la sauvegarde de cette nation à nous léguée par nos pères, on n’ose même pas penser cela de Ouattara lui-même, de son épouse et de son premier ministre Soro. Et pourtant !

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.