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dimanche, 04 septembre 2011

Incroyable ! Coulibaly Gnénéma s’ennuie.



C’est dans le numéro 1849 de Nord Sud quotidien du vendredi 26 août dernier que je suis tombé sur un petit compte rendu de la journaliste Anne-Marie Eba. Elle rendait compte d’une table ronde organisée par le ministère des droits de l’Homme. Cette assise avait pour objectif « l’analyse comparative de la convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatrides et celle du code de la nationalité ivoirienne ». A l’occasion, Gnénéma Coulibaly, à travers son représentant, Fructueux Bako dit devoir prendre « toutes les dispositions possibles pour apporter une réponse à la question de l’apatridie en Côte d’Ivoire ». Et la journaliste, forte de tout ce qu’elle a pu voir et entendre donne, à son article, le titre suivant : « la Côte d’Ivoire veut mettre fin à l’apatridie ». Entre nous, depuis quand le phénomène d’apatridie est-il devenu un problème crucial des droits de l’Homme ? Tout se passe comme si dans un pays quelconque, une maladie décime la population au point qu’elle est devenue plus qu’une question de santé publique et le ministre affecté à la santé de ses concitoyens, au lieu de s’en préoccuper, utilise l’argent des contribuables pour organiser des séminaires sur les acnés. Est-ce que ce sont les problèmes des droits de l’Homme qui manquent, dans le contexte actuel dans ce pays ?
Quand on interroge la notion d’apatridie, on se rend compte qu’elle est devenue fictive. Dans ce monde quadrillé par le GPS, il est difficile de naître sans patrie. La notion même de naissance est une notion juridique qui confère aujourd’hui à chaque nouveau-né un lieu de naissance. C’est Alassane Ouattara qui nous a révélé cette notion d’apatridie dans ce pays. Je me souviens qu’il s’offusquait de ne pas pouvoir être candidat aux élections présidentielles pour cause de nationalité douteuse. Je ne pense pas qu’il y ait plus de dix personnes qui aient eu le même parcours que Ouattara pour que cela fasse l’objet d’une assise nationale. Alors, que Coulibaly Gnénéma nous dise ce qu’il veut cacher. Si c’est pour naturaliser les trois millions de personnes annoncées à Marcoussis qu’il sache qu’ils ne sont pas apatrides.

Joseph Marat

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