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samedi, 29 octobre 2011

D’où Ouattara tient-il ses solutions économiques ?


Par un heureux hasard, je suis tombé sur l’un de ces feux follets de l’intelligence, sujets de l’émission télévisée « Quotient I ». Régulièrement inscrit dans une grande école de commerce à Yamoussoukro, ce qui impressionne, c’est l’âge de cet enfant pour qui la valeur n’a vraiment pas attendu le nombre des années. Imaginez un enfant de 15 ans consultant en économie. Ce n’est pas courant. C’est suite à l’une de ses démonstrations sur le commerce que je me suis timidement approché. Je voulais m’enquérir des prévisions économiques pour notre pays. Est-ce qu’on peut s’en sortir avec la politique économique de Ouattara ? A son âge, il sait déjà l’art de l’esquive politique qui exonère de la barbarie. Il se contente seulement de me parler de trois grands économistes. Le premier, Adams Smith, un Anglais du 17eme siècle, a été le premier à élargir le concept d’économie à presque tous les secteurs de la vie. Pour lui, la rébellion, l’insécurité, la façon même de parvenir au pouvoir pour un chef d’Etat sont des facteurs qui influent sur l’économie d’un Etat. Le second, Jean Baptiste Stays, est un Français contemporain. Il a pour lui la théorie des débouchés ; il dit en substance que c’est l’offre qui crée la demande. Plus vous produisez et plus vous achalandez le marché, plus la demande et la consommation s’accroissent. Cela dit, une politique basée sur l’endettement massif pour consommer sans produire est nuisible pour un Etat. On ne devrait donc pas se réjouir des randonnées du Fmi et de la banque mondiale. Le dernier cité se nomme John Meynard Keynes. Il est Américain. Pour lui, l’expérience a montré que la politique économique de l’Etat providence est nettement mieux que celle du libéralisme sauvage. Il part du principe simple que toute politique moderne se marque par la sortie du désordre. Une bonne politique économique doit donc combattre la jungle du libéralisme sans bornes. Sans quoi le fossé de la disparité sociale s’agrandit. Les plus riches deviennent des monstres économiques et l’assiette de la pauvreté s’élargit. En clair avec la politique des privatisations tous azimuts la Côte d’Ivoire est mal partie avec Ouattara.

Joseph Marat

Commentaires

bonsoir
pour info keynes est britannique.
Merci

Écrit par : anne samuel | mardi, 01 novembre 2011

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