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samedi, 29 octobre 2011

Il était une fois Ouattara parlant des ivoiriens (2)




Dans la dernière interview qu’il a accordée à un confrère français, Dramane Ouattara a dit beaucoup de choses qui m’ont fait penser qu’il parlait d’une Côte d’Ivoire imaginaire. Il n’est pas interdit pour un chef d’Etat d’avoir beaucoup d’imagination, c’est même très bon pour la gouvernance d’un pays qui veut sortir du gouffre. Ce qui est très mauvais par contre, c’est de confondre cette imagination à la réalité. Voici quelques unes des clés de cette interview qui montre nettement que le chef de l’Etat et nous, ne parlons pas de la même Côte d’Ivoire : « Quatre mois après, la situation est sécurisée à Abidjan comme à l’intérieur de pays » soutient-il. Or sur le sujet, les 23 morts ( selon les chiffres des autorités), enregistrées dans une attaque à l’ouest, le weekend dernier, suffisent pour le symbole. Sur la réconciliation avec les pro-Gbagbo, voici quelques perles sur ceux qui attendent toujours d’être reçus par Dramane Ouattara : « c’est ce que nous faisons en tenant un langage de rassemblement (…) je tiens pour ma part un discours de paix (…) des postes importants ont été proposés à des personnes qui sont clairement identifiées avec le parti de Gbagbo. Des dispositions sont prises pour que les réfugiés dans les pays voisins reviennent ». Nous pouvons nous tromper mais les Ivoiriens sont bien curieux de savoir lequel des pro Gbagbo a été récemment promu par Ouattara? Ou l’homme confond-il nomination et incarcération ? Il dit encore qu’en Côte d’Ivoire « l’Etat de droit est en marche. » Oui ! Cela peut se dire si on considère que la constitution de 2000 n’est plus en vigueur et que désormais la loi, c’est notre Prince. « Pour 2012, la mission du Fmi prévoit un croissance de 8% ». Vous avez bien lu ; attachez vos ceintures, nous allons faire un bond de 15% car nous partons de – 7%. Même avec les 6000 milliards accompagnant la dévaluation du Franc cfa, en 1994, Bédié n’a pu ajouter plus de 3 points à notre taux de croissance. Un dernier pour la route : « je pense que l’Afrique est bien partie et je pense aussi qu’elle est mal partie. » Appelez-nous si vous avez compris quelque chose.

JOSEPH MARAT

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