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samedi, 29 octobre 2011

Il était une fois Ouattara parlant de la Côte d’Ivoire (1)




Alassane Ouattara est encore à l’étranger. C’est à croire que depuis son ascension brutale au pouvoir il a décidé de ne se faire voir qu’ailleurs, dans des tournées pour remercier ses soutiens. Il est attesté qu’il est un chef d’État désigné par la communauté internationale. On ne peut donc pas lui en vouloir de ne tourner qu’à l’étranger. Après 6 mois à la tête de la Côte d’Ivoire, on l’a aperçu quelques rarissimes fois à Yamoussoukro ; ville où il a martelé vouloir s’installer dès sa prise de fonction. Cela ne l’intéresse nullement d’aller voir à l’intérieur du pays le désastre causé par son « armée paysanne.» Même à Abidjan, il circule encagoulé entre sa résidence de la Riviera Golf et le Plateau. Quand il se rend et revient de chez ses amis de la communauté internationale, passage obligé, il perçoit à travers les vitres teintées de sa grosse cylindrée blindée Port-Bouet , Koumassi, Marcory, Treichville. Sinon Yopougon, Abobo, Adjamé, Attiécoubé, c’étaient des salissures pour la campagne présidentielle. Ouattara montre au quotidien qu’il est étranger à tout ce qui nous touche. C’est pourquoi il prend toujours le risque de parler de la Côte d’Ivoire.
Ouattara est encore en tournée en France. Et il a encore accordé une interview à un organe français. Aucun organe ivoirien ne peut se prévaloir d’en avoir eu le privilège depuis qu’il est au pouvoir. Signe supplémentaire de son mépris pour la presse et le peuple ivoiriens. Mais nous passons parce qu’il y a pire. Nous nous porterions d’ailleurs mieux s’il ne parlait que de ce qu’il sait.
A propos de cette dernière interview, nous aurions aimé dire que l’homme dit des contrevérités. Mais c’est excessivement grossier. En attendant de revenir sur les étranges perles de Ouattara à l’étranger, nous vous donnons ici la première leçon qu’on en tire : il n`est pas facile de parler d’un peuple avec qui on a peu de choses en commun.

Joseph Marat

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