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samedi, 29 octobre 2011

Le clash entre Soro et Ouattara est-il crédible ?



Il paraitrait que le torchon brule entre Soro Guillaume et Allassane Ouattara. Il paraitrait que le premier s’est du coup souvenu de ses années d’étudiant, le début des années 90. Ces maudites années qui ont vu tous les privilèges des étudiants fondre comme du beurre au soleil. Mais il n’y avait pas que les étudiants. La société ivoirienne a connu un sérieux traumatisme. La privatisation des secteurs clés de notre économie date de cette période. Les salaires à double vitesse et pour clore le tout, l’instauration de la carte de séjour, germe de tout ce que nous vivons aujourd’hui. Sous le prétexte de la rigueur et de l’austérité économique, on a dépouillé le peuple de Côte d’Ivoire pour enrichir les particuliers Français de la France-Afrique. Soro Guillaume n’était certes pas encore Secrétaire Général de la fesci, mais il a été, dans les arcanes du mouvement, un témoin privilégié. Comme tous les étudiants de cette triste période, Soro a pu se demander pourquoi on pouvait s’acharné avec une telle vélocité sur la jeunesse d’un pays. Il avait même dissous la fesci et tous les étudiants étaient des clandestins. C’est dans ces maquis que Soro Guillaume s’est forgé sa mine de rebelle. Personne ne sait pourquoi il a décidé de se renier. Mais une chose est sûre. Soro n’avait pas besoin de se compromettre à ce point contre les ivoiriens, pour être quelqu’un d’important dans ce pays. Il avait à peine 24 ans quand pour la défense de valeurs autres que rebelles, il a été désigné l’homme politique de l’année en 1995 devant tous les ultras libéraux du pays. Celui qui lui a enseigné les valeurs de gauche a été traqué par lui pour que revienne le politicien qui a " torturé" ses années universitaires. Aujourd’hui, On ne nous fera pas croire que Soro n’est pas d’accord avec la politique économique de Ouattara. Il est politiquement le plus lucide de sa génération. En choisissant d’envoyer Laurent Gbagbo en prison et Ouattara au palais, il ya longtemps que l’homme a décidé de participer au festin. Il parait que dans ce genre de festin il faut avoir de longues fourchettes.

Joseph Marat

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