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samedi, 29 octobre 2011

Le réel, le virtuel et Ouattara


Le peuple de Côte d’Ivoire souffre. Après toutes les affres causées par la guerre ce n’est pas assez fort de dire qu’il tire, dans sa majorité, le diable par la queue. Pendant ce temps Alassane Ouattara et ses ministres prospèrent et font de la cosmétique. Entre le discours officiel qui place constamment les préoccupations des ivoiriens en première position et la réalité, le fossé devient chaque jour hallucinant.
La semaine dernière, Dagobert Banzio a essayé d’expliquer pourquoi le denikashia ne baisse que de 10 f. Il ne semblait pas comprendre lui-même. Ce qui peut améliorer le niveau de vie de l’ivoirien lambda n’a pas encore atteint le stade de souci pour le gouvernement Ouattara. C’est à croire qu’après nous avoir bassinés avec des promesses de pluie de milliards, on veut maintenant nous tenir en leste par des choses dont on sait qu’elles ne se réaliseront jamais. Pour notre malheur, voici des observations de plus.
A l’occasion de la pose de la première pierre du troisième pont, Ouattara a encore promis de donner du boulot à tous les ivoiriens. A l’évidence, c’est le contraire de ce qu’il dit qui occupe son temps. Pendant qu’on annonce donner des emplois à tous, le licenciement est devenu un réflexe de survie dans les entreprises ivoiriennes. Pendant ce temps, aucune politique d’emploi n’est en vue. Au contraire, la présidence elle-même participe à la tempête de désolation.
Le cabinet de Bacongo Ibrahim a convoqué la presse la semaine dernière pour parler d’université virtuelle. A la fin de la conférence, pendant qu’on invitait les journalistes à revenir dans six mois pour faire le point de cette initiative, personne ne savait quand vont s’ouvrir les universités réelles et ce que deviennent les étudiants de ce pays.

Joseph Marat

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