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samedi, 29 octobre 2011

Quand Dié Kacou voit l’offense au chef de l’Etat partout

Ce n’est pas facile pour le vieux Dié Kacou Eugène. Le régime n’est pas clément et il faut mériter son salaire. Nous avons tous vu venir sous les oripeaux de l’agneau, le loup avec toutes ses forces (nouvelles et républicaines) assujettir l’armée nationale. Le Léviathan ne joue pas et il n’a pas besoin de le faire savoir. Il est en tout point différent de celui sous qui on pouvait dire, sans risque d’être inquiété, que le journaliste c’est celui qui dérange. Ce dictateur non moins débonnaire a vécu. Aujourd’hui Eugène Dié Kacou a redécouvert le charme de son travail. Les blâmes, les lettres d’interpellation, d’avertissement de suspension ne se comptent plus. Lui qui voulait passer une retraite paisible à la tête d’un CNP amorphe, devra désormais éplucher tous les journaux pour traquer tous les crimes de lèse majesté. Le salaire de sa majesté se mérite. Et il ne le sait que trop, lui qui nous envoie en moyenne une lettre par jour. En attendant qu’il nous suspende de façon arbitraire pour les mêmes motifs, les deux dernières que nous venons de recevoir méritent qu’on s’y arrête un peu.
Dans la première une allégorie de Hassane Magued dit ceci « dénie lui toute autorité sur toi. Et entre en guerre contre lui. Non en versant du sang, mais en combattant le démon par l’esprit de pureté ». Dans cette histoire imaginaire où, nulle part il n’est fait référence au nom de Dramane Ouattara, le CNP a trouvé que ce dernier a été offensé. Nous étions loin de penser qu’il n’y a que lui qui réponde à un tel descriptif. Dans la seconde lettre, il nous est reproché de faire des allégations gratuites, sans nous apporter la preuve du contraire, sur le fait que la famille élargie du chef de l’état serait impliquée dans des abus de biens sociaux. Le CNP ne trouve t- il pas curieux que ce chef qui n’a pas encore déclaré ses biens en violation de la loi fondamentale, se lance dans la réfection d’un domaine privé justement au moment où il accède au pouvoir. Qu’est ce qu’on aurait dit si chaque chef d’état devait nommer son frère à la direction financière de la présidence de la république.

Joseph Marat

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