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dimanche, 30 octobre 2011

La psychologie d’un mal aimé


Qu’est ce qu’Alassane Dramane Ouattara gagnerait à remettre la Côte d’Ivoire sur les rails ? Rien. Pire pour lui. La colère accumulée des Ivoiriens trouverait là un terreau, celui de la liberté totale, pour le chasser du pouvoir. Il sait que ce peuple en est capable et il l’a déjà prouvé face à une junte militaire en 2000. Si les ivoiriens, après seulement 10 mois de gouvernance, ont rejeté le putschiste Robert Guéi affectueusement appelé « papa noël » pour dire « celui que nous attendions », ce n’est pas Alassane Ouattara qu’ils garderaient, s’il leur ouvre une seule lucarne de liberté et de démocratie. Les Ivoiriens sont jaloux de leur liberté et de leur joie de vivre. Robert Guéi a été chassé parce qu’il était susceptible de les leur confisquer. Et leur aversion pour Dramane Ouattara date de ce jour du 18 février 1992, où en concourant à l’emprisonnement de Laurent Gbagbo et de toutes les forces démocratiques d’alors, il a montré à suffisance qu’il ne faisait pas bon ménage avec les libertés individuelles et la véritable démocratie. Il ne sait que trop cette vérité dont la preuve par 9 lui a été donnée lors de la dernière élection présidentielle.
Premièrement, après avoir, une vingtaine d’années durant, bassiné le monde entier dans l’idée qu’il était le messie que les Ivoiriens attendaient, il s’est certainement demandé pourquoi il n’était pas en tête au premier tour de la dernière présidentielle.
Deuxièmement, même avec les chiffres douteux de Youssouf Bakayoko, il a perdu des points, malgré son score soviétique dans le nord, là où son adversaire, après avoir été premier au premier tour, en a engrangé une dizaine au second. Alassane n’a pas évolué dans l’estime des Ivoiriens et ce, en dépit des soutiens de tous les partis Rhpd qui l’accréditaient de 62% des voies.
Aussi doit-on se faire une raison face à l’inaction de Dramane Ouattara. Il n’a pas intérêt à ce que le peuple ivoirien transcende les fictives barrières pour se retrouver. Nous comprenons aisément pourquoi après sept mois de gouvernance, les forces rebelles de Côte d’ivoire font toujours la loi dans nos rues, pourquoi les universités sont encore fermées, pourquoi le coût de la vie augmente, pourquoi il ne fait rien pour ramener les Ivoiriens de l’exil. Il est trop mesquin pour mettre ses "milliards" à la disposition d’un peuple hostile. Au contraire.

Joseph Marat

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