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jeudi, 03 novembre 2011

Gbagbo a choisi de sauver la Côte d’Ivoire


Laurent Gbagbo leur a coupé les herbes sous les pieds. Il les a supplantés dans leur projet funeste de mettre ce pays à sac et de lui arracher son âme. C’est toute la leçon que les ivoiriens devraient tirer de tout ce qui se passe en Libye aujourd’hui. Oui ! Vu de loin ce qui est arrivé en Côte d’ivoire est un moindre mal en comparaison à ce qui arrive au peuple Libyen. Les images qui nous parviennent des villes comme Syrte, Benghazi, Tripoli… fleurons de l’émergence africaines, celles de la torture et de l’assassinat du Guide Libyen, étalé sur un grabat pour les camera du monde pour montrer que l’Afrique est le sol de l’indignité et enfin les images de tuerie de tous les citoyens libyens qui ne pensent pas comme les rebelles, nous saisissent dans une sorte de méditation métaphysique sur le sens de l’histoire. Un ami de l’ex Zaïre me disait au vu de ce qui se passait en Côte d’ivoire qu’il était parvenu à la conclusion que Mobutu a aimé le peuple Zaïrois plus que Kabila. Ce ne sont pas les armes et les hommes qui lui manquaient pour écraser la rébellion Kabila et s’il fallait engager une guerre de cent ans avec ses soutiens. Au risque de ravager le Zaïre. Quoique décrit comme des dictateurs, ce sont des cœurs de chair qui battent dans leur poitrine pour leurs peuples dont ils incarnent finalement l’âme à force de les avoir guidés. On se hâte souvent de parler de reconstruction comme s’il suffit de le dire pour revenir de la mort. Kadhafi sur un grabat de fortune comme un vulgaire malfrat, c’est ce que la Libye moderne a de plus haut en honneur, de plus haut en dignité, de plus haut en notoriété, en somme c’est toute l’âme du peuple Libyen qui s’en est allée. Laurent Gbagbo, en allant aux élections malgré le non désarmement, en refusant de faire la guerre à la France, en se laissant prendre et incarcérer, a fait un choix. Le choix entre la mort et la prison. Il a fait le choix de sauver la Cote d’Ivoire.

Joseph Marat

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