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mardi, 08 novembre 2011

Côte d’Ivoire soumise et humiliée


Une chose est sûre avec le régime Ouattara, le concept de souveraineté réclamé à cor et à cri sous la Refondation est loin d’être un souci. Le jour même de son investiture à Yamoussoukro, sur la chaîne de propagande française France 24, Alassane Dramane Ouattara confiait aux téléspectateurs qu’il souhaiterait renforcer les accords de défense avec la France et faire de la Côte d’Ivoire une base arrière pour la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. En dehors des sornettes des puissances impérialistes que même un souverainiste aurait pu gober, rien que pour contribuer à lutter contre le fléau du terrorisme, Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo. Avec lui les accords de coopération entre les Etats prennent les contours du rapport entre le maitre et son esclave. Nous sommes dans un déni total de notre indépendance et de la dignité qu’aurait pu inspirer notre citoyenneté.
Nous avons voulu fermer les yeux, et penser que nous ne sommes pas concernés par le comportement d’un régime qui a peu d’égard pour l’honneur de notre pays. Mais peut-on faire comme si dans son rapport avec la France ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est bafouée ? Cela rappelle cette grande déception d’un militant Rhdp, dans un "nouchi" bien articulé, sur la radio française Europe 1, qui commentait le bombardement de la résidence du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, et qui disait précisément ceci : « j’ai voté le Kôrô Alassane et je pense qu’il a gagné l’élection mais, j’ai honte de ce qui se passe actuellement dans mon pays. Je ne supporte pas que les forces françaises bombardent la présidence de la République. C’est le symbole de notre souveraineté. Quel Français supporterait qu’une force étrangère vienne larguer des bombes sur l’Elysée même s’il n’aime pas celui qui s’y trouve ? » Quoique ce ne fut pas nécessaire, puisque Laurent Gbagbo appelait au recomptage des voix, Alassane Ouattara avait jeté la honte sur ses propres militants en appelant sur les mêmes antennes, les forces étrangères à venir déloger le président de la République. Mais on a beau s’en offusquer, cela semble ne rien dire au gouvernement ivoirien. Cette posture du petit toutou entre les jambes de son maitre semble énormément plaire. Il fait tout pour non seulement ne plus jamais effaroucher nos ancêtres les Gaulois mais aussi pour prendre toutes leurs moqueries pour des boniments. Après le saccage de la quasi-totalité des entreprises en Côte d’Ivoire, le dédommagement des seules entreprises françaises a été inscrit à l’ordre du jour du gouvernement. Depuis sept mois au pouvoir, Ouattara effectuera bientôt son septième voyage en France, sans avoir jamais visité une seule localité de la Côte d’ivoire. Passons le positionnement des Français à chaque niveau de l’administration ivoirienne.
Aujourd’hui, la France de Nicolas Sarkozy a tellement conscience de son ascendance sur le régime d’Abidjan qu’elle ne prend même plus de gants pour trainer la Côte d’Ivoire dans le déshonneur. Tenez, la toute dernière visite du ministre de l’intérieur Claude Guéant achève de montrer, une fois de plus, à quel point les armoiries de la Côte d’Ivoire ont cessé de compter. Il n’a pas jugé nécessaire de repeindre dans une autre couleur les 34 véhicules de seconde main qu’il vend à la Côte d’ Ivoire pour équiper une police qui a tout perdu. Non seulement ces véhicules ne peuvent efficacement servir parce qu’inadaptés aux conditions de travail de la police ivoirienne, mais en plus, ce n’est pas ce dont la police a le plus besoin actuellement. Du fait de la guerre, les bandits ont été armés et les policiers désarmés. Il faut donc un équipement plus adéquat face la tâche qui les attend. Quand on regarde le faste avec lequel Claude Guéant a été reçu pour 34 petites babioles, c’est à croire que la Côte d’Ivoire est tellement tombée bas qu’elle s’étale même pour dire merci à la France qui vient de lui vendre de la camelote.

Joseph Marat

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