UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

lundi, 14 novembre 2011

Repères perdus


Dans les méandres de l’oubli collectif, celui qui, il n’y a pas longtemps, incarnait l’espoir de toute une génération des aficionados de la politique, vient de se rappeler à notre souvenir en organisant le week-end dernier le premier congrès de son nouveau parti, LIDER. A l’occasion, beaucoup de choses ont été dites, qui confortent dans l’idée que nous avons eu tort de penser que Mamadou Koulibaly pouvait avoir un destin national au regard de ce qui le caractérise comme inconstance.
Premièrement, Mamadou Koulibaly aurait dit devant les membres de son parti, qu’on l’a chassé du FPI. Il faut être irresponsable pour avouer devant ceux qui vous suivent pour vos idées, que vous-même, vous n’avez pas eu le courage de partir d’un parti dont les idées ne correspondaient plus aux vôtres. Il a fallu qu’on vous chasse. Même si c’était le cas, il est incongru de le dire à ses militants. Deuxièmement, Mamadou Koulibaly qui est parti du FPI en accablant Laurent Gbagbo et en saluant pratiquement le soutien de l’intervention française à Ouattara dans la crise ivoirienne, aurait changé son fusil d’épaule ou aurait élargi son champ de chasse. Il aurait rué dans les brancards contre Ouattara et son réconciliateur Charles Konan Banny, de même que la communauté internationale pour que la Cpi commence ses enquêtes depuis le coup d’état de 1999 qu’il a attribué à Ouattara et Guéi. Oui on comprend que cela ferait de la place pour un certain Mamadou Koulibaly qui n’aurait pratiquement pas d’adversaire en face.
Le clair-obscur de Léonard de Vinci est très bon dans les œuvres picturales. Mais en politique, vouloir une chose et son contraire ne paie pas. Vous ne pouvez pas valider un système en créant un parti politique et en vous apprêtant à participer aux élections qu’il organise et le dénoncer dans le même temps. C’est ne plus avoir de repères et se donner un destin de feuille morte.

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.