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lundi, 21 novembre 2011

Il lirait Malaparte

Laurent Gbagbo a dit lors de cette fameuse interview accordée à Michel Denisot de Canal +, que l’introduction de la violence en politique en Côte d’Ivoire coïncide avec l’arrivée d’Alassane Ouattara dans le microcosme politique ivoirien. Ce constat découle d’une observation minutieuse partagée par la plupart des citoyens ivoiriens attentifs à la vie de la nation. D’aucuns pourraient toujours objecter en citant les événements douloureux du Sanwi et du Guebié. Mais quel pouvoir au monde aurait accepté la scission de son Etat ? Sans donner une caution abusive à ce qui s’est passé à cette époque, il faut se rendre à l’évidence que la critique ne résiste pas à la réponse. Cela n’a donc rien de commun avec le tunnel de violence constante et généralisée dans lequel la Côte d’Ivoire est rentrée depuis 1990, année où Dramane Ouattara est devenu officiellement premier ministre de Côte d’ivoire. C’est à lui qu’on doit la première dissolution de la Fesci qui fera de ce mouvement estudiantin, un mouvement violent parce que devenu clandestin. La descente punitive et sanglante de l’armée sur la cité universitaire de Yopougon en 1991 a été attribuée à Houphouët Boigny qui n’a pas voulu retourner son propre couteau contre lui-même. En trente ans de gouvernance, c’est la première fois qu’il envoyait son armée contre son intelligentsia. Ouattara était son premier ministre. Il ne le lui a pas déconseillé. Les événements du 18 février 1992… l’emprisonnement de toute l’opposition durant 6 mois s’est fait suite au témoignage de Ouattara qui a dit avoir vu Laurent Gbagbo casser des édifices publics. La suite vous la connaissez. La tentative de confiscation du pouvoir à la suite de la mort d’Houphouët était déjà une tentative de viol de notre constitution. Les rebelles qui endeuillent la nation ivoirienne depuis septembre 2002 ne jurent que par lui. Qui dit pire ?

Joseph Marat

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