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lundi, 21 novembre 2011

Mamadou et Amadou dans leur boue


Savez-vous à quel niveau ils descendent le débat politique aujourd’hui dans ce pays ? Quand vous les écoutez, si ce n’est pas la nausée qui vous étreint la gorge, c’est la déception qui vous saigne le cœur. Ce sont Mamadou Koulibaly et Amadou Soumahoro qui, comme de piètres comédiens, jouent à s’opposer. Nous aurions ri jaune devant la laideur de la représentation si la politique en Côte d’Ivoire n’était pas devenue trop dangereuse à cause de ces débats qui ne décollent pas de la boue.
Tenez, Mamadou Koulibaly, recevant le représentant du secrétaire général de l’Onu, aurait reproché à Ouattara d’avoir donné 4 millions à chaque candidat du Rhdp pour les futures législatives. Entendez bien que le sieur se plaint que la mesure ne soit pas étendue à tous, surtout à lui et à ses 12 parfaits tocards dans la course. Qui l’eut cru ? L auteur de La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire, est à 4 millions près et en proie à une naïveté digne d’un ingénu politique. Mamadou Koulibaly croit-il vraiment que c’est la revendication de 4 millions qui nous soulagera de cette mer de souffrances qui noie le peuple ivoirien ? Ou pense-t-il vraiment que Ouattara a pris le pouvoir pour jouer le dirigeant humaniste et soucieux de l’équité ? Non ! Et nous en déduisons qu’il joue le jeu de l’opposant complaisant.
L’autre comédien, Amadou Soumahoro, secrétaire général du parti au pouvoir ? croit faire une réplique sérieuse en disant ceci: « 4 millions n’est rien. Si nous devons demander de l’argent au président Ouattara, ce serait au moins 20 millions par candidat. J’espère qu’il lui a dit que pendant 10 ans, ils ont pillé les caisses de l’Etat et qu’ils n’ont pas pu mettre 2 kilomètres de bitume sur l’ensemble des routes de la Côte d’Ivoire (…) que Mamadou sache qu’on l’a à l’œil ». Vous avez là un message incongru à Ouattara, un mensonge grossier et une menace inutile.
Le pouvoir de Ouattara renonce au financement des partis politiques pour ériger le favoritisme et le népotisme en mode de gestion politique. Pour Amadou Soumahoro, l’autoroute du nord qui serait déjà arrivé à Korhogo s’il n’avait pas soutenu une rébellion sauvage, n’est pas une route ivoirienne. Pour ce qui est de la menace, pourquoi là où des LMP ordinaires sont emprisonnés, relâchés et emprisonnés de nouveau, souvent au mépris de ce qu’ils n’ont pas dit ou fait, lui, n’a que son œil fixer sur le numéro 2 du régime ostracisé ? Mon œil !

Joseph Marat

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