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mardi, 22 novembre 2011

Jean Marc Simon l’anti - diplomate

« Tout est relatif.» C’est Albert Einstein, l’icône de l’intelligence de notre modernité qui, au sommet de toutes ses certitudes scientifiques, est parvenu à cette conclusion. Elle sert aujourd’hui de boussole à toute réflexion qui veut trancher avec la sottise de la subjectivité et se revêtir d’un bout d’objectivité. Surtout quand il s’agit de se prononcer non sur son propre goût pour la cruauté mais de produire l’analyse d’un fait vécu par au moins deux personnes.
Face à la question «qui est responsable de la crise postélectorale ?» ; nous sommes souvent frappés par le manque de recul réflexif dans la réponse que donnent les tenants du pouvoir actuel, prêts à se blanchir au-delà du possible. Dramane Ouattara, n’en parlons pas. Lui, trouve même qu’Hermann Aboa est un milicien. Soro Guillaume, Gnenema Coulibaly, Kouamé Bruno, Ahoussou Jeannot… nous ont tous joué le coup du procès achevé de Laurent Gbagbo et ses partisans avant de trouver que les enquêtes allaient situer les responsabilités pour les Frci…
Il faut aujourd’hui ajouter à cette liste le nom du chef de la diplomatie française en Côte D’Ivoire : Jean Marc Simon. Ce monsieur, après s’être longuement fourvoyé dans une interview accordée à un confrère, a trouvé que Gbagbo est le responsable de tout. Et que depuis qu’il n’est plus là, nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Que répondre à cela si ce n’est lui proposer l’éclairage de maître Lucie Bourthoumieux, avocate du président Gbagbo « il serait insultant de dire que le président Gbagbo n’a aucune responsabilité dans cette crise que connaît la Côte d’Ivoire depuis 1993. Je dis bien 1993. Aurait-il fallu qu’en 1993, il dise à Ouattara "oui monsieur le premier ministre piétinons la constitution, prenez le pouvoir et donnez moi un strapontin" ? En 2004, aurait-il dû applaudir la France qui canardait la population ivoirienne devant l’Hôtel Ivoire ? Quand en 2010, le Conseil Constitutionnel, s’appuyant sur la constitution adoptée par referendum sous Robert Guéi dit que c’est lui qui est élu au regard des PV des bureaux de vote et des observations factuelles des observateurs internationaux, y compris ceux de l’Union Européenne, Laurent Gbagbo aurait-il dû dire "comme la communauté internationale dit que ce n’est pas moi le vainqueur donc je m’en vais ?" » Le bon sens est-il encore la chose la mieux partagée dans le pays de Marc Simon ? Simple question.

Joseph Marat

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