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dimanche, 11 décembre 2011

Demi-réflexion (1)


Les intellectuels du RDR, notamment M. Maurice Bandama et le Professeur de philosophie Yacouba Konate ont organisé du lundi 28 au mercredi 30 novembre dernier, un colloque international sur "la renaissance de l’Afrique à partir des leçons de la crise ivoirienne". J’avais même pensé qu’ils prenaient des risques à vouloir réfléchir. Je me suis rendu compte après qu’ils avaient tout balisé pour ne produire que des demi-réflexions. Je me trompais car ils n’ont pris en fait aucun risque. L’un des panelistes venus colorer un peu le tableau verra même son espoir totalement déçu. Il a trouvé qu’on a pris soin d’éviter de poser les questions de fond.
Tenez, Alioune Tine, le président de la RADHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme), paneliste pour la circonstance, a pris tout le temps d’une communication de 20 minutes pour ressasser les plaintes de Jean Ping. Dénoncer comme le président de l’Union Africaine le fait, que l’Afrique soit le seul continent pourvoyeur de la CPI. Votre serviteur qui assistait à cet atelier n’a pu contenir sa réaction. Je me suis inscrit, quand la parole a été donnée au public, pour dire au droit-de-l’hommiste sénégalais que posée de la sorte, il est évident que la solution au problème est loin d’être viable. On laisserait courir les criminels sur le continent, le temps que l’équilibre se fasse. Sur le chemin de la vertu, il n’est pas vertueux d’attendre les vicieux. Ne trouvez-vous pas que ce serait assez rafraichissant que l’Afrique, pour une fois et pour une cause aussi noble que la justice, soit classée première, après toutes places de tocards qu’elle occupe dans le concert des peuples ? La préoccupation qui devrait être celle des intellectuels dans ce genre de colloque est de se demander si la justice internationale est véritablement juste. N’est-elle pas devenue un instrument dans les mains d’une oligarchie politique ? Lorsque le procureur de la CPI arrive dans un pays où des gens se tapent la poitrine pour avoir levé une rébellion qui a fait au bas mot 15 000 victimes en une décennie et entretenu des commandos dits "invisibles" dans une localité urbaine ou on déplore des crimes abominables et qu’il conduit devant son tribunal le rescapé qui a résisté à la bourrasque de la violence, il est indécent de voir des intellectuels se réunir dans ce même pays pour parler de la couleur du ciel.

Joseph Marat

Commentaires

Le ridicule

Si le ridicule tuait
Il nous aurait déjà débarrassé
De tous ces messieurs et dames qui
Parmi nous
N’ayant pas assez de force, ni assez d’esprit
Pour éviter le ridicule
Brassent et bravent en face
A tous instants
Le ridicule.

Si le ridicule tuait
Il aurait déjà rempli
Nos cimetières
De tous ces messieurs et dames qui
Parmi nous
Par leurs pitreries et singeries
Chaque jour
Nous choquent et nous révoltent
A l’impossible.

Mais le ridicule hélas !
Ne tue pas
Du moins chez nous.

Léandre Sahiri

Écrit par : Léandre Sahiri | mercredi, 14 décembre 2011

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