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dimanche, 11 décembre 2011

Ténèbres et lumière


On raconte souvent que les sorciers n’aiment pas la lumière. Et à l’épreuve de cette crise que la Côte d’Ivoire traverse depuis 2002, nous avons eu souvent l’occasion de voir que les ennemis de ce pays, pour prospérer, préfèrent se mouvoir dans la pénombre de la vérité. Aux faits qui défient toutes les limites de l’objectivité, ils opposent les versions des officines s’ils ne les fabriquent pas eux-mêmes, pour mieux accabler l’ennemi. A la base des événements de novembre 2004, il y aurait eu l’assassinat de 9 soldats Français. L’heure de la confrontation des preuves n’est jamais venue. Mais Dieu seul sait le nombre de couleuvres avalées par l’Etat de Côte d’Ivoire au nom de cette hypothèse. Dans le mois de mars dernier, à la faveur de la journée mondiale de la femme, la date a été choisie à dessein pour mieux émouvoir la communauté internationale, Abidjan se réveille un matin avec l’information de l’assassinat de 7 femmes dans une marche à Abobo. L’émoi que l’idée du crime odieux et abominable a suscité dans le monde a été un tournant décisif dans les arguments qui accélèrent l’arrestation du président Gbagbo. Depuis, c’est le silence radio. La vérité sur cet événement continuera de souffrir le règne des ténèbres. Je ne m’attarderai pas sur la vérité des résultats du deuxième tour des élections de novembre 2010. C’est la volonté de la tenir cachée qui débouche aujourd’hui sur le procès de Laurent Gbagbo à la CPI. Seulement avec le décor qui a été planté hier dans ce tribunal international où on a eu l’impression que le temps s’est enfin arrêté pour faire la place à l’éclatement de toutes les vérités et de toute la vérité sur le dossier ivoirien, la fin de la course du sorcier est inéluctable. Je prends le pari de penser que dans un prétoire où les invectives, les propagandes et les slogans n’ont plus de valeur face aux seules preuves de ce qu’on avance, le régime de Ouattara a de beaux jours devant lui.

Joseph Marat

Commentaires

M. Marat, votre texte "Ténèbres et lumières" a été repris dans le journal libre et indépendant LE FILAMENT n° 17, disponible à partir du 15 décembre 2011. Visitez notre site en rénovation: www.lefilament.info.
Avec nos compliments

Léandre sahiri

Écrit par : Léandre Sahiri | mercredi, 14 décembre 2011

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