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lundi, 09 janvier 2012

Ça ne marche pas dans le bon sens


C’est Alassane Dramane Ouattara qui le premier en politique en Côte d’Ivoire, a trouvé qu’il était exclu parce qu’il est originaire du nord. Derrière cette incongruté, il y a certainement eu la promesse que plus jamais les gens du nord ne seront tenus à l’écart de la gestion de l’ensemble du pays. Et depuis après une décennie de rébellion contre le régime de Laurent Gbagbo, ça déborde de partout. 70 % des parlementaires sont du nord et la boutade d’Alioune Tine, après avoir consulté la liste des officiels du dernier colloque international à Abidjan- il était surpris de la coloration exclusivement nordiste de cette liste - finissent par convaincre que le "Bravetchè" a, une fois encore, atteint son objectif. Depuis lors, dans le milieu de ses adeptes, on entend souvent dire que l’homme est réputé pour faire ce qu’il dit. Il avait promis de « frapper le gouvernement moribond » de Bédié et qu’il tomberait. Le régime est effectivement tombé le 24 décembre 1999. Quelque temps plus tard il a promis au régime de la refondation de rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable. La suite on la connait. Dix ans de rébellion ont été flanqués au pouvoir de Laurent Gbagbo. Ouattara est donc l’homme politique ivoirien qui défend crânement l’image de quelqu’un qui tient ses promesses. Seulement voilà, depuis quelques temps, il semble que ce sont plutôt les promesses qui lui tiennent tête. Il n’arrive plus à les tenir. Les Frci continuent de sévir alors qu’ils avaient 48 heures pour retourner à leurs activités champêtres. Il a déjà raté trois occasions de remettre la primature à son allié le PDCI. Les pluies de milliards tardent à tomber au point même que le discours politique est devenu désertique. Finalement, c’est mon ami qui avait raison. Ouattara ne tient les promesses que quand elles enfoncent le pays.

Joseph Marat

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