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vendredi, 20 janvier 2012

A César ce qui est à César et à la presse …



Dramane Ouattara s’est aménagé avant-hier un espace pour essayer de se donner bonne conscience face au monde de la presse ivoirienne. Ils se sont déplacés nombreux, les hommes de media, pour répondre à la convocation du prince que l’envie a pris de faire ses vœux à cette corporation. Et à l’instar des rencontres de ce genre les échanges se sont limités, pour les journalistes, à exposer leur misère matérielle et pour le monarque ivoirien à reprendre ses sempiternelles promesses de construire une société ivoirienne débarrassée des oripeaux de la barbarie. Pour le moment, bonne et heureuse année 2012 et au revoir ! Par déformation professionnelle, nombreux sont les journalistes présents à la cérémonie qui auraient voulu poser une petite question à Dramane Ouattara. Mais phagocytés dans le folklore de la circonstance, ils ont été obligés de ravaler leurs préoccupations pour retourner chez eux avec dans la poche, la promesse du financement de la presse. Ce sera tout. Au demeurant, il importe de savoir que les organes de presse sont, pour la plupart, des entreprises privées. Ils n’ont pas plus besoin d’être soutenus que toutes les entreprises privées de Côte d’Ivoire qui ont été sinistrées par la guerre. Informer est un sacerdoce pour la presse. C’est pourquoi le meilleur cadeau qu’on puisse lui faire est une conférence de presse ouverte pour que soient posées toutes les questions relatives non seulement à la corporation mais aussi à l’état de la démocratie. A l’occasion, Dramane Ouattara pourrait nous soulager des préoccupations suivantes : pourquoi lui, le démocrate, a-t-il eu besoin de recourir à la guerre pour accéder au pouvoir politique ? Pourquoi, lui qui croit avoir été victime d’exclusion, est-il en passe d’en être un adepte politique ? Pourquoi sous son règne les journalistes sont-ils traités de miliciens et emprisonnés pour leurs opinions ? Pourquoi bloque-t-il le compte des journalistes ? Pourquoi refuse-t-il de respecter la constitution en déclarant par exemple ses biens ? Pourquoi se plait-il, dans son pays, d’être un chef d’Etat exceptionnel ? Pourquoi ? Pourquoi ?...

Joseph Marat

Commentaires

Notre conscience est un juge infaillible ,lorsque nous ne l'avons pas assassiné disait le philosophe "HONORE DE BALAZAC".ALLASSANE ouattara n'a pas de conscience,sinon elle est morte depuis belle lurette vu les actes et décisions mises en oeuvre par son gouvernement et autres assujetis.emprisonnement de journalistes,suspension de parution ,ménaces et intimidations.ce n'est plus un montage,comme aime le dire les partisans du RHDP,c'est en live,c'est du vécu.on se croirait en ex-urss ou en birmanie,triste héritage pour les enfants d'houphouet Boigny,mais que pouvions nous attendre de mieux,ne sont-ils pas en train de respecter l'adage qui dit "tels Pères,tels fils".dans tous les cas,choisir la vérité ne trahi jamais.perseverez ,priez également car DIEU seul peut vous proteger dans cette initiative délicate et salutaire.

Écrit par : Hermès | dimanche, 22 janvier 2012

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