UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

mercredi, 25 janvier 2012

Bilan à mi-parcours de la traitrise


L’information est tombée il y a peu. Maho Glofléi va rejoindre Laurent Gbagbo à la CPI. Depuis quelque temps, les images le montrant dans la tenue d’Adam encadré de ses bourreaux, circulent sur la toile. Le dernier revirement de Maho n’a pas suffi. Même son zèle – devenu, le temps des législatives, le démagogue de la cause du pouvoir, allant jusqu’à battre campagne pour le ministre Dagobert Banzio à Blolequin - a été contre productif. Au contraire, après la campagne, on s’est souvenu que Maho Gloflei fut, tout de même, le plus puissant chef des groupes d’auto-défense qui ont donné du grain à moudre aux forces pro Ouattara dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. La campagne électorale s’est donc transformée en un traquenard. Même les justifications de Banzio pour sauver un frère ne changeront rien à la détermination de ceux qui ont le langage de la réconciliation au bout des lèvres et la rancune tenace dans les actes. Mieux, Maho est la preuve qu’on cherchait contre le célèbre prisonnier de la Haye. Pourquoi n’irait-il pas parachever la trahison en allant accabler Laurent Gbagbo ? Maho est pris pour une pièce à conviction. Il est pris pour la preuve que Laurent Gbagbo a constitué des milices, auteurs des crimes qui lui sont reprochés. Le cynisme et la vengeance sont à donner froid dans le dos. Dommage pour Maho qui vient s’ajouter ici, de la pire des façons, à la longue liste des victimes de la traitrise. Innocent Anaky Kobenan fait la dure expérience de ne rien représenter au RHDP. Mamadou Koulibaly rase désormais les murs en Côte d’Ivoire. Paul Yao N’Dré a ajouté à son exil les démons de la solitude. On n’a jamais pardonné a Ibrahim coulibaly d’avoir tenu un discours nationaliste à Yopougon, en pleine crise postélectorale. Maguy le Tocard a disparu sur le chemin de la trahison. Ceux qui se sont essayés au jeu de la "démocrature" en se présentant aux législatives de la honte n’ont que leur yeux pour pleurer aujourd’hui. En somme, ce ne sont pas toutes les causes qu’on trahit et il y a des personnes qui n’ont pas âme à reconnaitre qu’on se soit défait de ses propres convictions pour elles.

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.