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mercredi, 01 février 2012

Crise préélectorale au Sénégal : que dit la loi ?

La contestation de la candidature d’Abdoulaye Wade à la future présidentielle enfle au fil des jours et quand on est loin, les perceptions exactes du problème sont souvent noyées par la manipulation de l’actualité de toutes parts. Chacun des protagonistes voulant attirer la couverture sur soi, on oublie souvent le fond objectif du problème au profit d’une exploitation intéressée des contingences. J’avoue, qu’en tant que pro Gbagbo, je devrais déjà avoir pris parti pour l’opposition qui se mobilise pour empêcher que Wade soit candidat le 26 février prochain au Sénégal. Mais sur quelle base ? Si je le fais sur la base de l’idée que les ennemis de mes amis sont mes ennemis, je fausse mon approche intellectuelle qui consiste à rester attaché en toutes circonstances à la recherche de la vérité. C’est d’ailleurs à cela que nous devons de soutenir Laurent Gbagbo et de reprouver la position empreinte de mauvaise foi de Wade lui-même dans la crise ivoirienne. Si nous sommes d’accord que la voie de la mauvaise foi est sans issue en politique, il faut se poser la question suivante : Abdoulaye Wade a-t-il le droit selon la loi de son pays de se présenter de nouveau à la présidentielle ? Il me semble, après avoir feuilleté quelques pages de la loi fondamentale sénégalaise, que oui. Elu en mars 2000, c’est Abdoulaye Wade qui a révisé la constitution en janvier 2001 et transformé le septennat en quinquennat renouvelable une seule fois. C’est en vérité en arrière conscience claire du principe juridique de la non rétroactivité que cette clause, bien écrite, a dit que Wade est le dernier président élu pour sept ans. Si Wade avait été le premier président élu pour le quinquennat, il aurait été disqualifié de vouloir rempiler pour un troisième mandat de cinq ans. Mais il était le dernier des 7 ans et le premier des 5 ans. Il lui reste donc constitutionnellement un autre de 5 ans. Le peuple peut avoir été trompé lors du référendum portant révision de la constitution en 2001, mais force reste à la loi qui n’intègre pas forcement le désamour qui peut naître après coup. Il nous faut bâtir des Etats forts fondés sur des lois solides et respectées. Le conseil constitutionnel a tranché sur la base de ce que dit la loi, il ne reste plus à l’opposition sénégalaise qu’à s’organiser pour gagner dans la transparence démocratique le départ de Wade le 26 février prochain. Il ne sert à rien de développer le complexe de l’opposant qui n’aime la loi que quand cela l’arrange. La Côte d’ivoire n’est pas un exemple à suivre sous ce prisme précis.

Joseph Marat

Commentaires

Je ne vous comprends pas. La révision constitutionnelle a-t-elle porté sur le nombre de mandats? Ou c'est déduction ? À cette allure, Wade pourrait réviser à nouveau pour un mandat de six ans et ainsi de suite. Il ne faut pas prendre les gens pour des gaous!!! Puis pour cette comparaison avec la Côte d'Ivoire? Arrêtez!!!!!!

Le jour se lève toujours
Lettê naa Lettê

Écrit par : Lette naa Lettea | dimanche, 05 février 2012

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