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lundi, 06 février 2012

La météo est mauvaise


« La Côte d’Ivoire ne sera pas en mesure de réaliser l’achèvement d’un accord avec le FMI pour l’allègement de la dette comme elle l’espère pour le premier trimestre de cette année, mais un accord est possible au deuxième trimestre (…) tout dépend de ce que fait le gouvernement.» cette information tirée d’un site web a fait la manchette de plusieurs journaux hier. Elle pourrait réjouir nos amis d’en face qui verront un verre à moitié plein, là où nous voyons une profonde raison de désespérer de la gouvernance de Dramane Ouattara. Pour les partisans du régime en place, l’annonce d’une pluie de milliards dans le mois d’avril prochain est plus qu’inespéré, depuis qu’ils attendent ce moment où ils cesseront d’être la risée de tous. En revanche ceux qui ont espéré gagner au change seront déçus. Ceux qui se sont dit qu’en contrepartie de toutes les atrocités subies, ils pourraient bénéficier de la saison de pluie de milliards pour se soustraire des besoins matériels à défaut de bien se porter moralement, n’auront que leurs yeux pour pleurer. Parce que le fonctionnaire du Fonds Monétaire International n’annonce pas la certitude mais la possibilité d’un décaissement. La nuance est fondamentale, surtout quand il ajoute que tout dépend de ce que fait le gouvernement. Le langage des banquiers est le même sous tous les cieux. Ils ne prêtent qu’aux riches. Plus vous êtes démunis moins vous avez la chance de croiser leur chemin. Dans leur relation avec le régime de Laurent Gbagbo, ils ont posé des conditions, celles de se rendre solvable en atteignant le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Ce qu’il était sur le point d’accomplir dans le premier trimestre de l’année 2011 quand, à la tête d’une croisade, Dramane est venu nous imposer une météo pluvieuse avec la morgue de quelqu’un qui "sait chercher l’argent". Ce refus du FMI de décaisser est déjà un échec de Dramane Ouattara qui accuse un retard d’un an sur un programme qui pourtant était déjà bien ficelé sous Gbagbo. En clair, depuis qu’il est là, nous sommes devenus plus pauvres. Quant à la possibilité d’un accord en avril prochain, ce serait ridicule d’y rêver. La reforme de la filière café cacao qu’on lui demande de réussir comme preuve minimale de bonne gestion, bat de l’aile depuis que la spéculation est devenue familiale.

Joseph Marat

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