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jeudi, 09 février 2012

On nous ment sur l’ONU


C’est le général De Gaule qui en son temps, avait dit de l'ONU qu’elle était un machin. Certainement parce qu’à peine âgée de quelques années, cette organisation internationale s’était déjà illustrée dans des machinations scabreuses et était devenue un jouet dans les mains des plus forts. Derrière cette boutades de Charles de Gaule il faut donc lire non seulement la vacuité, mais aussi toute l’instrumentalisation dont elle est l’objet. A l’épreuve de la crise ivoirienne, nous sommes tous rendus compte à quel point au sommet de cette organisation plastronnent des larbins spécialisés dans la déstabilisation des états. Hier en Libye, ils ont planifié l’assassinat du Guide libyen Mouammar Kadhafi en piétinant toutes les règles élémentaires d’une transition démocratique. Pendant que Kadhafi appelait a venir négocier les conditions d’une transition pacifique, ils se sont ruer sur les armes de l’Otan pour mettre le pays à sac. Aujourd’hui devant la situation explosive de la Syrie, il manque d’imagination. Ils ne tirent aucune leçon de ce qu’ils ont créé en Libye et en Cote d Ivoire. Comme des matamores ils veulent y aller avec la sauvagerie de leurs armes. Ils ne se rendent même pas compte que la morale et les valeurs de paix civilisatrices leur sont imposées désormais par la Russie et la Chine. Ces Etats qu’on traitait hier d’empires féodaux et dictatoriaux ont pris la tête des démarches civilisatrices dans les crises de croissance de pays qui découvrent le nectar de la démocratie. L’ONU ne se rend même pas compte que c’est en y allant avec la force qu’elle installe les pires régimes à la place de ceux qui étaient prêts à faire leur mue. Tout comme Kadhafi était pour des reformes démocratique dans son pays, Bachar Assad vient de promettre à la diplomatie Russe qu’il est prêt à organiser un referendum. L’ONU saisira-t-elle cette perche ? Rien n’est sur parce qu’en Côte d’Ivoire par exemple la voilà qui se prépare à certifier des élections où des morts ont voté après avoir choisi l’option de la guerre face au recomptage des voix.

Joseph Marat

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