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mardi, 14 février 2012

Les droits de l’homme inexistants sous Ouattara


On ne peut pas demander à un régime de ne pas être paranoïaque. Surtout quand dans la démarche qui le conduit au pouvoir tous les germes du mal sont inscrits. Mais de grâce nous ne sommes plus aux premières heures de notre ère. Nous ne sommes plus au temps des Soundjata Keita, Soumangourou Kanté, Behanzin, Chaka Zoulou et consorts pour que les conquêtes des territoires puissent justifier tous les traitements qu’un conquérant inflige aux vaincus. Le faire disparaître ou le rendre esclave peu importe. Rien ne pouvait le contraindre à se justifier devant qui que ce soit. Depuis la révolution française de 1789 et la charte de l’organisation des Nations Unies, les hommes, même s’ils vivent dans des brousses ont des droits. Celui par exemple de se défendre même quand ils sont coupables et celui, comme le stipule la convention de Genève, d’être traités comme des personnes dans un une guerre ouverte. A plus forte raison le droit que tout homme a d’avoir des contacts avec ses parents mêmes quand il est reconnu comme un criminel de grand chemin. Ce qui est criminel aujourd’hui c’est le fait qu’un régime s’adonne à des exécutions extra-judiciaires et fasse disparaître des personnes pour le simple fait qu’ils ont voulu faire un coup d’Etat. Ce détour pour signaler un fait en passe de devenir banal à cause de sa récurrence. Les parents de toutes ses personnes que le régime de Ouattara arrête sous prétexte qu’ils complotent contre lui, se plaignent de ne pas avoir de nouvelles de leurs enfants dès qu’ils tombent dans les filets des Frci. Et le plus dramatique face à cette pratique qui date d’une autre époque, c’est le fait que la communauté dite internationale à travers l’Onuci et la commission des droits de l’homme en Côte d’ivoire de Victorine Wodié refusent carrément d’être un recours pour tout ce qui concerne les complots contre le régime de Ouattara. Quand on sait à quel rythme la complotite peut ronger un esprit en proie à la paranoïa, les Ivoiriens peuvent se considérer sous Ouattara comme des êtres sans droit.

Joseph Marat

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