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vendredi, 24 février 2012

Barbarie post-morale


Oui, nous sommes aujourd’hui convaincus que l’Occident n’est plus un repère de civilisation. Sa démarche n’est plus forcement guidée par des valeurs morales. Dans toutes les crises qui déchirent actuellement le monde, la voie de la civilisation occidentale n’est plus vraiment audible. Elle est brouillée par la pression des intérêts matériels qui sourd de leur incapacité à trouver les ressources nécessaires pour soutenir leur niveau de vie. La civilisation occidentale est en crise et elle nous fait comprendre par la bizarrerie de son engagement dans les crises qui secouent le monde, qu’elle a tourné la page de la morale. Elle s’est installée dans une sorte de barbarie post-morale. Elle se prostitue désormais au plus offrant par delà le bien et le mal. C’est sous cette lecture qu’on peut comprendre l’assassinat du colonel kadhafi alors qu’il était prêt à s’ouvrir aux valeurs démocratiques. Le soutien systématique à la rébellion syrienne sourde totalement à la démarche référendaire qui aurait permis de déterminer, sans massacre, la véritable volonté du peuple syrien. C’est la même logique qui a prévalu dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire où l’Occident a carrément pris le parti des va-t-en guerre contre un organisateur de débats politiques, un partisan de la démocratie et du recomptage des voix pour solder un contentieux électoral. Nous ne sommes donc pas surpris qu’O Campo trouve en l’injonction de faire remonter ses enquêtes en 2002, l’occasion d’une imposture pour laver les auteurs de la déstabilisation programmée d’un pays. Procureur d’une cour chargée de la poursuite des crimes contre l’humanité, O Campo se comporte exactement comme un défenseur des pires criminels de l’humanité. Que la victime devienne le coupable dans une rébellion sauvage qui endeuille la Côte d’ivoire depuis 2002, que faut-il encore pour comprendre qu’on a perdu la raison en occident, et que Descartes a vécu ?

Joseph Marat

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