UA-108822782-1
topblog Ivoire blogs

lundi, 27 février 2012

Schizophrénie paranoïde


Pris souvent dans le tourbillon de l’actualité, nous ne faisons pas attention à la panique qui s’empare du régime de Dramane Ouattara et qui transparait à la Une des canards du sérail. C’est un ami qui a attiré mon attention sur la première page de "Le Patriote" du mardi 21 février dernier. Sur la même page, voilà les gros titres que l’on pouvait lire : « le Fpi est chaud pour déstabiliser le pays » ; « les refondateurs crient à l’insécurité. Et pourtant (…) voici Laurent Akoun en plein footing à Abidjan sans garde du corps.» Avec un peu d’effort, on arrive à décrypter le message. Ce n’est pas cela le plus intrigant quoiqu’on ne manque pas d’être perplexe devant autant de débauche de calories pour dire peu de chose. Que le Fpi soit favorable à la déstabilisation du régime de Dramane Ouattara, y a-t-il quelque chose de plus trivial, surtout dans un organe qui, au même endroit, a préparé tous les esprits à la déstabilisation constante du pays en matérialisant la charte du nord et la partition de la Côte d’ivoire à travers l’image d’une cartographie déchirée en son milieu ? La sagesse populaire dit que celui qui sème le vent récolte la tempête. J’ajouterai que lorsqu’on crée un monstre, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soit un monstre pour les uns et un ange pour les autres ! Le monstre que ce journal a couvé depuis toujours est enfin là. L’heure est venue de le dompter au lieu de crier au loup et vouloir raser le FPI à force de chercher des poux sur sa tête. C’est à vouloir fuir la réalité de l’innommable en cherchant là où il ne faut pas, la source de sa phobie, que le régime de Ouattara se laissera avaler par son propre monstre. Le ridicule qui l’ emportera sûrement, c’est sa propre peur face à la sérénité de ceux qu’il a déstabilisés et qu’il opprime. Les prisonniers politiques de Katiola n’ont pas quitté les cellules qu’ils ont ouvertes et voir Laurent Akoun faire du footing sans protection alors qu’ils ont semé l’insécurité partout, est insupportable. Nous sommes de plein-pied dans une crise de schizophrénie paranoïde.

Joseph Marat

Les commentaires sont fermés.