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vendredi, 02 mars 2012

Division supérieure

Le 29 novembre 2011 dernier, les Ivoiriens se sont réveillés consternés par l’information de la déportation du Président Laurent Gbagbo à la Haye. Nous étions tous traversés par mille pensées. Sombres les unes par rapport aux autres. La Côte d’Ivoire et l’Afrique toute entière vivaient très mal cette autre déportation. Le sentiment d’indignation mêlé à une certaine honte d’être Africain avait pris la mesure de toutes les recommandations venues de partout et déconseillant à Dramane Ouattara d’autoriser le transfèrement du président Laurent Gbagbo. Selon Lucie Bourthoumieux, l’avocate Camerounaise du président, même la représentation Onusienne sur place a été surprise de la manière cavalière dont Ouattara s’est empressé d’exécuter le mandat d’emmener de la CPI. Enfermé dans la bulle de celui qui se croit justifié a priori, alors qu’il s’attendait à une liesse de joie de ses propres ADOrateurs, c’est toute l’Afrique et tous ceux qui ont encore le sens de l’honneur à travers le monde qui ont reprouvé l’acte de Dramane Ouattara. Sur le champ, les Ivoiriens ont encaissé le coup de la distance qui les séparait désormais du célèbre prisonnier de Scheveningen. Mais près de cent jours après, ceux qui croyaient tirer des dividendes de cette déportation rient jaune parce qu’il faut plus qu’un transfèrement pour assombrir la lumière qui émane de l’homme. Laurent Gbagbo fait partie des rares hommes politiques qui saluent le destin d’avoir mis sur le chemin de leur histoire des hommes qui comprennent peu de choses à la politique. Plus ils agissent, plus lui prend du volume. Les sportifs diront de Gbagbo qu’à force d’avoir tiré partie des coups politiques de ses adversaires, il n’est plus fait pour le championnat politique des locaux sans génie. Après seulement trois mois dans les murs de la prison de la Haye, c’est toute l’Afrique, que dis-je, tout le monde entier qui attend sa libération pure et simple pour célébrer la victoire des forces du progrès humain sur celles rétrogrades de la méchanceté gratuite. Si les oppresseurs de Laurent Gbagbo avaient lu une ou deux lignes sur la vie de Mohandas Karamchand Ghandi dit le Mahatma, sur celle de Nelson Rolihlahla Mandela, ils comprendraient que c’est contre eux que joue chaque seconde que Laurent Gbagbo passe à la Haye.

Joseph Marat

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