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dimanche, 29 avril 2012

Aveu de tyrannie


Le gouvernement de Cote d’Ivoire a invité le vendredi et le samedi derniers les partis de l’opposition à un conclave dans un hôtel de Grand Bassam. Le Fpi, le plus important parti de cette opposition, tenait dans la même période sa convention nationale pour se concerter sur toutes les questions qui engagent la bonne marche du parti. Il a par conséquent demandé au gouvernement de bien vouloir reporter ses assises avec l’opposition pour ne pas que la tenue de la convention soit perçue comme un boycott. La réponse du régime a été claire « nous ne sommes pas sensé discuter avec vous. Ce ne sont pas aux dialogues politiques que nous devons notre pouvoir. Si vous ne venez pas tant pis. Nous dirons à ceux qui nous poussent à nous asseoir avec vous pour discuter que vous avez refusé de discuter et ce qui marche avec vous, c’est la répression ». Le FPI qui a été nourri à la sève du dialogue politique s’est malgré tout déplacé à la cérémonie d’ouverture de ce conclave qui se tenait la veille de la convention pour marquer son intention de ne pas compromettre le dialogue politique qu’il souhaite de tous ses vœux. En revanche, il n’a pu prendre part aux travaux à proprement dit parce qu’ils coïncidaient avec la tenue de la convention du parti. En définitive, les assises de Grand Bassam se sont tenues sans le FPI et ce parti a tenu sa convention sans problème dans la même période. A la lecture du communiqué final des assises de Grand Bassam, on se rend compte finalement que c’était une perte de temps parce qu’aucune des décisions prises ne nécessitait qu’on se réunisse vraiment. Et c’est Miaka Oureto qui a eu raison hier à la convention du FPI. Avait –on besoin de se réunir avec les opposants pour prendre la décision de normaliser la vie politique dans un pays qu’on croit avoir conquis démocratiquement. « La libération des prisonniers politique ; le retour des exilés ; l’annulation des mandats d’arrêts abusifs ; le dégel des avoirs ; le financement des partis politique de l’opposition ; l’accès aux medias d’Etat ; le respect de la liberté d’expression et de manifestation… » Voilà un échantillon de ce qu’un régime dit démocratique fait ou ne fait pas, en dépit de la recommandation ou non de la loi fondamentale dudit Etat. Le conclave n’a donc rien apporté à la vie politique en Côte d’Ivoire sauf reconnaitre ce qu’on savait déjà : que le régime de Dramane Ouattara est un régime non démocratique !

Joseph Marat

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