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dimanche, 29 avril 2012

Nerveux autour de la table à manger



Laurent Dona Fologo nous a déjà sorti le numéro de sa nième trahison. On a même du mal à parler de trahison. C’est tout simplement une marque déposée. Le style est particulier. C’est du “fologo”. Retourner la veste aussitôt pour se retrouver dans le camp des vainqueurs, quelle que soit leur méthode. Pour lâcher Bédié en 2000, il avait eu cette boutade extraordinaire « Bédié n’a pas mangé les “gboflotos“ avec moi au camp militaire d’Agban, il ne peut donc pas me dicter ma conduite politique ». Récemment, au lendemain du bombardement de la résidence présidentielle du président Gbagbo, au perron de la résidence de Dramane Ouattara, Fologo nous a sorti l’une de ses plus belles fresques politiques « le Baobab ne tombe jamais avec ses oiseaux ». A son temps, nous avions apprécié cette image qui est une reconnaissance et un hommage a la grandeur du président Laurent Gbagbo et en même temps la saine appréciation de la réalité politique qui n’est jamais sans les parasites des idéologies profondes des autres. Nous nous étions même permis, dans une sorte de lyrisme descriptif condescendant, de dresser la liste de nos parasites politiques nationaux, émules du dinosaure Fologo : « Laurent Dona Fologo, chapeau pour cet albatros pour qui la politique a toujours été la saine appréciation de la réalité. Moa Gloféi, compassion pour ce faucon en cage. Enfermé dans la prison de sa propre cachette, il crie à ses ‛‛geôliers″, qu’il est devenu inoffensif. Elie Halassou, pitié pour le corbeau qui s’est laissé prendre dans les filets de sa propre turpitude….Meambly, sourions au perroquet qui s’est subitement souvenu de son maitre et de ses vieilles récitations. Maguy le Tocard, requiem pour l’aiglon qui n’a pu échapper à l’adresse du chasseur dozo. Mamadou Koulibaly, le tisserand dont le nid nous avait paru définitif. » Aujourd’hui, avec la farouche volonté de dialoguer avec l’opposition, cette liste s’est allongée. Mel Eg Théodore, Kabran Appiah Aimé et Lagou Adjoua Henriette sont revenus aux petits soins des amis de Dramane Ouattara s’asseoir sur la table de négociation de ce dernier avec une opposition. Tout cela fait partie du jeu de la politique. Nous qui avons fait le choix au FPI de nous battre pour des idées, quoique cela nous coûte, nous comprenons que la grandeur d’une lutte réside dans la notoriété de ses parasites. Nous apprécions donc avec beaucoup d’humour que ceux qui plombaient la lutte se révèlent et nous quittent. Seulement nous ne comprenons pas que ce sont ceux qui partent qui pleurent et se plaignent. Ils sont presqu’au bord de la crise de nerf. C’est l’image d’un ami qui me permet de comprendre pourquoi. Imaginez que vous êtes tous affamés autour d’une table garnie de victuailles. Pour ouvrir le buffet, il faut forcement qu’une personne se mêle aux convives. Imaginez la colère de ceux qui attendent ce moment pour se goinfrer, surtout quand le convive attendu se fait désirer.

Joseph Marat

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