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mardi, 15 mai 2012

Les fers de Dramane


François Hollande, voilà un chef d’Etat libre à la tête d’un Etat libre. Dramane Ouattara, voilà un autre chef d’Etat, mais celui-là est dans les fers et à la tête d’un Etat en déliquescence. La Côte d’Ivoire et la France sont des grands pays. Le premier est riche et puissant dans la sa sous-région et en Afrique. Le dernier est un empire. Les hommes qui les dirigent, en eux-mêmes ne sont pas des moins que rien. Ce sont des personnes honorables dans l’absolu. Mais, Jean Jacques Rousseau dit, dans l’une de ses célèbres dissertations, que tous les hommes naissent libres, c’est la société qui les embrigade. Il part de l’hypothèse que l’homme nait libre par nature. Je pars d’une similaire hypothèse que l’homme politique qui prend la décision de diriger un pays, « nait politiquement bon et libre par principe ». La décision est noble en soi parce qu’on s’engage à soigner le quotidien des autres. Alors qu’est-ce qui fait qu’arriver à leur fin du parcours, l’un est libre pendant que l’autre se trouve dans les fers. Tous les chemins mènent à Rome, mais tous les chemins n’y conduisent pas sûrement.
François Hollande est un homme politique qui s’est véritablement révélé au monde entier à la suite de la dernière présidentielle en France. Un véritable outsider qui est allé à la conquête du peuple français avec pour seul atout la sincérité et la conviction en ses idées d’une humanité plus juste. A aucun moment, il n’a cherché à donner dans la compromission. Au deuxième tour, cela ne l’a aucunement intéressé de lier des pactes, même pas avec Monsieur Mélenchon, pour se donner toutes les chances de gagner. Que ce soit au sein du PS ou ailleurs, François Hollande ne doit rien à personne. Voilà un chef d’Etat libre de tous ses choix à la tête de la France.
Peut-on en dire autant de Dramane Ouattara ? D’abord, a force de pression violente, il se fait admettre en tant que candidat exceptionnel. Premier niveau de compromission qu’il aurait été obligé de reconnaitre au FPI s’il en avait l’âme. Ensuite, au second tour de l’élection présidentielle, sentant le rejet du peuple de Côte d’Ivoire, Ouattara s’engage dans une sorte de pacte avec Konan Bédié à qui il promet la primature. Jusqu’aujourd’hui, le PDCI continue de demander à Dramane de ne pas ruser avec le contenu du portefeuille. Quand, il s’est posé la question de la vérification de son élection, il a ameuté tous les porteurs d’armes de la sous-région, tous les compagnons de la rébellion de Soro Guillaume et les armées de l’Onuci et de la France pour faire du bombardement et de l’annexion à la place du recomptage des voix. Voilà les fers de Dramane Ouattara. A quel moment pensez-vous qu’il fera face aux engagements qu’il a pris avec lui-même pour le peuple de Côte d’Ivoire ?

Joseph Marat

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