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lundi, 18 juin 2012

7, le chiffre du complot


Le parti politique du président Laurent Gbagbo, le FPI ne veut pas se laisser faire. Il envisage porter plainte contre l’actuel régime pour calomnie et diffamation. Cela a été dit lors d’une conférence de presse animée hier par le président par intérim Miaka Oureto. C’est le lieu de le dire, l’homme politique qui garde la maison FPI est sorti de ses gonds dans son propos liminaire. Si Dramane Ouattara ne s’est pas ramolli, il devrait, après cette déclaration, mettre au cachot toute la direction du FPI dans les jours qui viennent. Parce que c’est pour moins que cela qu’Affi N’guessan et tous les autres sont dans les goulags du nord. Tout y est. De l’origine et du parcours de Dramane Ouattara à son dernier complot contre le président Gbagbo en passant par ses connexions avec les puissances impérialistes pour tenir la Côte d’Ivoire sous le joug de la misère. Ils ne devraient pas échapper au courroux du messie Dramane après s’être autant défoulés. Le FPI n’y est pas allé du dos de la cuillère et pour ma part il m’a ouvert les yeux sur une chose : la régularité du chiffre 7 quand l’actuel chef de la dramanie veut lancer le rouleau compresseur contre le président Gbagbo. Tout se passe comme s’il envoyait un signal à tous ses relais médiatiques, militaires et juridiques pour lancer la machine à broyer Gbagbo et pro-Gbagbo. C’est avec le sacrifice de 7 femmes à Abobo, alors que le commando invisible y semait la désolation et qu’on avait déjà tué les villageois d’Anokoi Kouté et qu’on venait de porter en terre une cinquantaine de policiers et gendarmes morts sur ce front de guerre, que toute l’opération militaire a été déclenchée contre le régime du président Gbagbo. On se souvient comment cette affaire a été montée en épingle pour justifier l’opération d’une guerre internationale contre un démocrate. Cette fois c’est l’assassinat de 7 casques bleus originaires d’un pays ami, qu’on a commandité pour mettre en marche la machine du complot. L’objectif est le même. Continuer à noircir l’image du président Gbagbo en le faisant condamner à la Cour Pénale Internationale le 18 juin et mettre, une fois encore, en place un plan diabolique de persécution des pro-Gbagbo. Mais les démons des coups funestes semblent avoir, cette fois, lâché le messie Dramane. Et je comprends pourquoi un ami me disait que nous devrions nous réjouir qu’on ait déplacé la date de la confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo parce que dans ce genre de mécanique, il suffit qu’un maillon ne soit pas a sa place pour bloquer l’engrenage. Il paraît qu’on aurait fait revenir à leur base les hélicoptères qui avaient décollé pour aller pacifier l’ouest du pays. L’effervescence onusienne n’est pas très perceptible. Rfi parle d’un prétendu coup d’Etat et interroge même des gens qui doutent de la pertinence du show médiatique d’Hamed Bakayoko. La Licorne n’a jamais été aussi discrète. Et aujourd’hui Miaka Oureto, d’habitude avenant avec la dramanie pour dompter la bête et ramener le débat dans l’arène républicaine, s’est révolté. Les poètes parlent déjà du chant de cygne…

Joseph Marat

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