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mercredi, 20 juin 2012

Le tribun de la Haye


A l’occasion de cette date marquante du 18 juin 2012, je voudrais me recueillir sur la force du destin que peuvent lui envier aujourd’hui tous ceux qui se sont essayés à la politique et qui par leurs méthodes rebutent certains de leurs propres partisans. Il y a un journaliste d’en face qui comparait par dérision le président Laurent Gbagbo au Christ. Il le nommait exactement le « Christ de Mama ». Mais il ne croyait pas si bien dire. Avec un peu de recul je me demande si ce n’était pas une réalité transcendante qui le conditionnait à designer, malgré lui, une réalité immanente. Sans donner dans le blasphème qui pourrait écorcher le fétichisme religieux de certains, je peux dire sans grand risque de me tromper qu’à l’instar de Jésus Christ, pour nous Ivoiriens, le président Laurent Gbagbo fait partie des grands hommes de notre humanité. Il partage avec eux le même parcours et le même rapport avec le temps et la vérité. Ce sont des visionnaires qui étaient en avance sur leur époque et qui ont été confrontés à la brutalité de leurs contemporains qui étaient tellement collés à leur confort matériel qu’ils étaient incapables de voir au-delà de leur nez. Ces grands tribuns de l’histoire ont connu la persécution, l’humiliation, l’incarcération…La parole de Dieu dit que sur leur chemin se trouvent toujours les ennemis qui malgré eux, les aident, à s’élever dans le firmament de la grandeur. Le substitut du pharaon, Joseph a connu ses propres frères qui l’ont vendu ; sur le chemin du roi David, il y a eu le roi Saul ; Socrate a été condamné par des sophistes qui trouvaient qu’il corrompait la jeunesse en leur ouvrant l’esprit ; Jésus Christ a connu les pharisiens qui ne toléraient pas qu’il dématérialise la foi en Dieu ; la violence coloniale a donné tout son sens à la non violence de Ghandi ; le système ségrégationniste a privé Mandela de 27 ans de sa vie. En Côte d’Ivoire, quand Laurent Gbagbo a décidé d’émanciper son peuple du joug de la domination impérialiste et de lui enseigner les valeurs de la démocratie, il a rencontré sur son chemin Alassane Ouattara. Fort de l’histoire de ces grands hommes, notre génération refuse de voir l’histoire se dédire. Accuser de meurtre contre l’humanité, et malgré les gesticulations de l’accusateur qui rêve que prospèrent ses faux témoignages contre cette icône de notre démocratie, la reconnaissance internationale est en train de sourire au digne fils de Mama. La liberté même provisoire pour un « pestiféré accusé de crime contre l’humanité » devrait être perçue par le régime d’Alassane Ouattara comme un désaveu. Même si l’homme devait finir ses jours dans une retraite dorée en Ouganda, toute la mobilisation autour de sa personne à la Haye, pendant que ceux qui se croient blancs comme neige triment avec le pouvoir qu’ils lui ont arraché, devrait suffire pour convaincre plus d’un de la dimension historique de Laurent Gbagbo.

Joseph Marat

Commentaires

La place de héros de la résistance à l'impérialisme que Laurent Gbgabo à prise dans le coeur et l'esprit de beaucoup d'Ivoiriens et d'Africains est indéniable. J'ai été heureux de contaster - par les images - qu'ils étaient nombreux à la Haye. Quant à Dramane Ouattara, tout soucieux d'effacer l'image de Laurent Gbagbo dans le coeur des Ivoiriens, il n'a guère le temps de penser à leur bien-être. Quoi qu'il en soit, l'histoire ne retiendra jamais Dramane Ouattara comme un défenseur de l'émancipation des Africains.

Écrit par : St-Ralph | mercredi, 20 juin 2012

Vraiment, il y 'a un abîme entre Laurent GBAGBO et Dramane pardon Alassane Ouattara.Aveuglé par la haine et handicap par la sagesse ils ont fini par faire de l'historien l'icône de l'anti impérialisme Africain.Rein plus rien ne pourra faire mal à cet homme blanchi sous le harnais d'une lutte politique pure et pure. Alassane a perdu le réseau depuis la bérézina électorale du myrmidon Hongrois.Il n'y a vraiment pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne.Wait and see

Écrit par : kephrem Neruda | mercredi, 20 juin 2012

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