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mardi, 18 septembre 2012

A bas la liberté et vive la misère de la presse de Dramane


Je ne lis plus les journaux. Parce que la presse est ce qu’il convient de considérer comme le premier repas de l’âme au réveil. Et je pense qu’il est convenable de s’imposer un jeûne, même interminable, en lieu et place d’un déjeuner nocif. Mais dans ces moments d’hygiène mentale, on échappe difficilement à la titrologie. C’est elle qui vous happe et vous distrait de votre hibernation. Aujourd’hui, elle est suffisante pour être tenu informé. Le moral des ivoiriens est tellement bas qu’ils boudent ce qu’on leur sert comme information. Les journalistes se croient donc obligés de tout mettre à la Une. Pensant ainsi les appâter. Erreur d’interprétation comme toujours. Nous nous agglutinons devant les journaux chaque matin, comme pour sacrifier quelques minutes inutiles à un rituel de la modernité, pour rire de notre misère que les autres consacrent leur vie à exposer quotidiennement. C’est dans ce conteste que je suis tombé sur le titre du journal Le Patriote ce matin du lundi 17 septembre 2012 : il y 10 ans la dictature de Gbagbo commençait. Regardez bien la date de la parution de ce titre. Nous sommes à deux jours de la date commémorative de l’attaque du 19 septembre 2002. Et lisez bien le titre. Il ne dit pas 12 ans, mais bien 10 ans. Le message est clair. Avant que la rébellion de Guillaume Soro ne vienne endeuiller toute la Côte D’Ivoire par une violence inouïe dans la nuit du 19 septembre 2002, Laurent Gbagbo était un démocrate à la tête de la Côte d’Ivoire depuis deux ans. Le drame n’est pas dans le discours ou dans la pensée. Mise à part l’idée que Laurent Gbagbo se soit métamorphosé en dictateur suite au braquage de l’Etat par Guillaume Soro, question de culture, tout est vrai. Et cela ne surprend finalement personne que les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire savent et pensent de bonne foi qu’ils sont les ennemis de la démocratie et des démocrates. Ce qui est nauséeux c’est que c’est trop souvent que les hommes de Ouattara ratent la communication autour de sa petite affaire de colonisation du peuple de Côte d’Ivoire. Alors pour la petite histoire, un partisan de la charte du nord qui n’a certainement pas du liquide douteux à la place de la cervelle, devant le titre de Le Patriote, ne s’est pas empêcher de faire une réflexion à l’endroit. « Nos gars aussi, pourquoi ils écrivent carrément que c’est nous qui avons rendu Gbagbo dictateur. Le titre n’est pas intelligent !»

Joseph Marat

Commentaires

Ainsi sont-ils!!!

Écrit par : kephren Neruda | mercredi, 19 septembre 2012

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