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vendredi, 02 novembre 2012

Anne Ouloto prostitue le génocide wè


Ils continuent de payer le plus lourd tribut de cette crise qui remonte, comme il convient de le dire, à l’irruption de Ouattara Alassane dans la vie politique ivoirienne. C’est même un euphémisme que de dire que l’ouest de la Côte d’Ivoire est aujourd’hui une région sinistrée, gangrénée, parasitée par des bandes de pilleurs Burkinabés. On est encore à se demander pourquoi un tel acharnement sur cette région du pays ? Et nous avons tous cru qu’avec la réception des rescapés au palais de la présidence, cette soif des raisons profondes du massacre programmé des peuples de l’Ouest allait s’étancher. Nenni ! La tragédie continue. Cette fois la laideur morale s’y est ajoutée.

Une ressortissante de la région, en l’occurrence Anne Désiré Ouloto ministre de la salubrité urbaine de Ouattara a poussé l’indignité jusqu'à produire le spectacle tragi-comique du reste des victimes suppliant Ouattara de mettre fin à son extermination. Si Anne Ouloto, dans l’ interview qu’elle accorde après à Le Patriote, dit vrai en parlant de transparence et de vérité dans les échanges, voilà ce que les Wès ont pu dire à Ouattara : « Monsieur le Président, Le peuple Wê du Cavally et du Guémon a le sentiment qu’il fait l’objet d’un programme génocidaire et d’extermination systématique. Le peuple Wê à la conviction que ce programme vise son extinction,(…) Depuis le 19 septembre 2002, les deux régions du Cavally et du Guémon enregistrent : plus de 30.000 Wê ciblés et tués, par les forces en croisade contre le régime de Gbagbo. Tout le monde se rappelle des 1308 personnes massacrées à Duékoué-Carrefour le 29 mars 2011 ; des 230 tués le 20 juillet 2012 lors du saccage et de l’incendie du camp de déplacés de Nahibly ; des massacres de Petit Duékoué et de Djitrozon qui ont fait 141 morts. (…). Les deux régions enregistrent 15 villages complètement détruits dans le département de Toulepleu, 3 dans le département de Bloléquin, 2 dans la Sous-préfecture de Taï, le quartier Guéré et le quartier Toguéi dans la ville de Duékoué et 8 villages dans le département de Duékoué. Dans les pays voisins, notamment au Libéria, les deux régions enregistrent plus de 200.000 réfugiés sur une population totale de 750.000 âmes, (…) ces populations ont fui les massacres des forces à l’assaut du régime de Gbagbo (…) Les deux régions enregistrent de nombreux chefs de villages, de nombreux élus locaux, destitués arbitrairement et remplacés manu militari par des non élus. Monsieur le Président de la République, Les régions du Cavally et du Guémon sont devenues une charogne à la merci des populations burkinabés. Amadé Ouérémi et ses centaines d’hommes armés, dans le parc national du Mont Péko, Issiaka Tiendrébéogo dans la région de Taï, Ouédraogo Jean Pierre entre les Sous-préfectures de Diboké et Tinhou, le « Rougeot » dans la forêt classée de Goin Débé, Sana Salifou dans la forêt classée de Scio, Issa Ouédraogo entre les départements de Bloléquin et de Toulepleu, Kouanda Lassane dans la zone de Zagné; tous ces seigneurs de guerre, par des dizaines de cars venant du Burkina-Faso, organisent le repeuplement des régions du Cavally et du Guémon, abandonnées par les autochtones fuyant les tueries, et cela, avec la complicité et la protection des Frci et des Dozos. Amadé Ouérémi et ses lieutenants ont dit en août 2011, à un journaliste de Fraternité Matin et je cite : « Nous avons combattu aux côtés des forces nouvelles. En récompense, on nous demande de travailler dans les forêts classées jusqu’à ce que le gouvernement nous récompense ». Aujourd’hui les observateurs du mouvement de repeuplement des deux régions estiment la population étrangère à près de 75%. (…) Monsieur le Président, Le peuple Wê des régions du Cavally et du Guémon, ne comprend pas que son Etat, dont le premier rôle régalien est la sécurisation de ses populations, laisse des populations étrangères d’une barbarie aussi inqualifiable envahir et occuper tranquillement, une partie de ses régions » à demain pour l’état d’âme d’Anne Ouloto face au drame de ses parents…


Je me suis imposé la souffrance de parcourir toute la logorrhée de Madame Bulldozer dans Le patriote du jeudi 25 octobre dernier pour voir si ce cinéma n’était pas un de trop face au drame que vivent les populations de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Je sors de ce supplice avec trois réactions de la paire Ouloto-Ouattara face à la complainte des Wè.

Premièrement un plan Ouattara pour l’Ouest serait en cours d’élaboration. Tant mieux, sauf qu’il n’est pas républicain et est bancal comme solution. Il consacre le particularisme l’autre versant du rattrapage ethnique dans un Etat qui a connu avec Laurent Gbagbo les conseils régionaux pour l’équité dans l’épanouissement des peuples de Côte d’Ivoire. Deuxièmement, après avoir longuement parlé de Marcel Gossio, l’ADOratrice révèle que son mentor attend de capturer, extrader et torturer le dernier des exilés dans l’un de ses goulags avant de prendre une décision d’amnistie. Autant dire face à la souffrance des Ivoiriens qu’ils peuvent attendre que les poules poussent des dents. Laurent Gbagbo a peut-être eu tort d’amnistier Soro Guillaume et sa bande pendant qu’ils tenaient encore le glaive de la rébellion, mais pour mettre fin de façon absolue à l’impunité, Ouattara Alassane se croit-il la personne la mieux indiquée ? N’est-ce pas en se mettant lui-même derrière les barreaux qu’il donnerait le meilleur exemple d’impunité ?

Quand il a s’agi enfin de sécurité dans la région voilà la réponse de la ramasseuse d’ordure : « nous ne disons pas aux dozos de partir, mais nous leur demandons de jouer leurs rôles traditionnels ». Il n’y a pas deux façons de dire que conquérants, pilleurs dozos et burkinabés de la région sont bien dans leur rôle. Ce ne sont pas les jérémiades dans la salle des pas perdus de la présidence de la république qui y changeront quelque chose. Les Wès peuvent toujours se laisser exproprier ou s’exiler avec leur tradition de masques.
Quand on a fait le tour de cette interview, on se rend compte que Alassane Ouattara n’a aucune solution pour cette région du pays vendu à des mercenaires burkinabés. Sinon que ne peut faire celui qui a bombardé les institutions de toute une république pour s’installer au pouvoir, mis le quartier de Yopougon en coupe réglée sous prétexte qu’il est pro-gbagbo, extrader Lida Kouassi du Togo pour le torturer et l’incarcérer, et qui s’apprête à déloger les Ançar Dine et consort du nord du Mali. Qui est Ouremi pour résister à l’armada de Ouattara ?

On comprend aisément la joie d’Anne Ouloto qui monte en grade dans la confrérie du non-sens et de l’immoralité après avoir réussi le coup de mettre les victimes dans une posture de reconnaissance face au bourreau.

Joseph Marat

Commentaires

moi je croix c est une femme battante qui sais ce qu elle veut dans la vie ce que je te mai dit qu elle continue et qu elle ne se décourage par marge tout les mal , les insultes ne la faire par recule d un part je peut rien pour t aide tout simplement va jusqu’à boue

Écrit par : donavane | mardi, 20 novembre 2012

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