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lundi, 05 novembre 2012

Le régime des paradoxes



C’est forcement un paradoxe que ces derniers temps, l’espace médiatique grouille de rapports, de communiqué de presse sur la situation des droit de l’homme en Côte d’Ivoire. Amnesty International, FIDH - MIDH – LIDHO dans un communiqué conjoint, l’Ambassadeur des Etats Unis, l’Onuci… et j’en passe… sont tous d’accord pour dire que la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire est des plus désastreuses. Et le plus haut sur l’échelle des paradoxes est la réaction de ce qui tient lieu de gouvernement ivoirien face à ces tirs groupés.
Primo, faut-il accordé du crédit à tous ces rapports ? Non, parce que quand il s’agit de Ouattara, ils disent toujours moins que ce qu’ils savent. Deuxio, faut-il accorder un brin de sincérité à ces indignations apparemment calculée ? Encore non, parce que c’est en toute connaissance de cause que tous ces comiques de la communauté dite internationale ont porté sur des fonds baptismaux ce régimes inqualifiables. Tertio, c’est le journal pro-Ouattara, pro-casseur de l’unité nationale, Le Patriote qui pour une fois a raison « Ça sent la grande manipulation ».
Mais les seuls pour qui cette manipulation ne passe pas sont les pro-Gbagbo et nous sommes fiers de l’être. Nous regardons, depuis nos refuges toute cette agitation comme une pièce mal montée. Car ce n’est pas à nous qu’on apprendra qu’Ouattara est un drame pour la Côte d’ Ivoire. C’est encore moins à nous qu’on apprendra que c’est maintenant que toutes ces organisations de droits de l’homme découvrent qui est Alassane Ouattara. Ce Monsieur a été proposé au président Houphouët Boigny par la communauté financière en 1989 pour redresser l’économie ivoirienne. De 1989 jusqu'en 1993 date du décès de son mandant qui marquait la fin de sa mission, les premiers signes de la manie tyrannique ont fait jour en Côte d’Ivoire. La descente des hommes armés dans les cités universitaires de Yopougon et le déni de justice qui entrainera le 18 février 1992 sont encore mémorables. Son Départ de la primature est associé à une tentative de coup d’Etat parce qu’il voulait se maintenir au pouvoir en violant la constitution. Le temps des libertés confisquées que nous vivons aujourd’hui veut qu’on ne sache pas pourquoi il a été sous mandat d’arrêt international jusqu'à la chute d’Henri Konan Bedié, son allié d’aujourd’hui. Mêmes les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire n’ont pas manqué d’associer son nom à leur œuvre funeste. Quand il a été question de recompter les voix comme le recommande toute démarche démocratique, avec une « armées paysannes », et avec cette même communauté dite internationale qui fait semblant de s’émouvoir aujourd’hui, il a fait le choix de compter les têtes d’assassinats politiques après les élections de 2010. Ce que les Ivoiriens vivent aujourd’hui, ils l’avaient déjà prophétisé et crié sur tous les toits du monde parce qu’ils ont appris à connaitre l’homme. Cela ne les surprend pas et cette communauté dite internationale, en l’occurrence l’ONUCI, sait ce qu’il faut faire pour débarrasser le peuple ivoirien du monstre qu’elle lui a imposé. Le reste, c'est-à-dire la reconnaissance des camps de torture et des violations massives des droits de l’homme n’est rien d’autre que se prévaloir, selon Francis Wodié, de sa propre turpitude.

Joseph Marat

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