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lundi, 12 novembre 2012

La tournée des « brouteurs » sanguinaires


« Nous avons trouvé nulle part des personnes torturées … Personnes ne nous a allégué avoir été torturé. Nous n’avons trouvé nulle part des personnes dans un état piteux qui soit le résultat des maltraitances ou des tortures qu’elles y auraient subies ». Le journaliste plus loin ajoute « à la brigade de gendarmerie, les ministres n’ont vu que des personnes de droit commun dans des conditions au-dessus des normes. »( cf : Frat-Mat du lundi 05 novembre) Voilà en substance la réponse du gouvernement ivoirien face aux accusations de torture et de maltraitance des prisonniers et autres détenus politiques qui croupissent dans leurs différents goulags à travers le pays. Il faut bien se défendre surtout quand on s’est toujours prévalu d’être porté par les valeurs de droit de l’homme dans un régime démocratique. La parade des sieurs Gnénéma Coulibaly ministre des droits de l’homme et des libertés publiques et Paul Koffi, ministre délégué chargé des droit de la défense a été de se promener dans les prisons et les liens de détentions abusives pour vérifier toutes les dénonciations de torture dont le régime de Ouattara est sujet depuis quelques temps. En clair, pour le gouvernement ivoirien, toutes les organisations internationales des droits humains et toutes les victimes des tortures sont dans la délation. Au contraire les détenus sont mêmes mieux traités que le premier des citoyens ivoiriens. Rares sont dans nos républiques bananières d’Afrique, les régimes qui auraient agi autrement. L’exception qui confirme la règle est le Président Laurent Gbagbo qui au lieu de donner dans le folklore ridicule des dénégations, portait plainte et gagnait toujours ses procès en diffamation devant les tribunaux qui ne relevaient de sa juridiction. Nous ne pouvons pas attendre cela de Ouatara Alassane parce que les hommes ne sont pas les mêmes. Mais les Ivoiriens peuvent-ils attendre au moins que ce dernier ne les prenne pas pour des nez percés ? Où a-t-on vu un régime criminel avouer, tout de go, ses crimes. Même si dans les rangs de ce régime, il ya quelqu’un qui est fier de conduire au cimetière tous les opposants, on voit mal le régime de Ouattara avouer ne pas caresser les récalcitrants avant de les mettre en terre.
Là n’est donc pas le problème. Tout le gouvernement de Ouattara pourra faire le tour de toutes les prisons, passer la serpillère et nourrir les prisonniers au camembert, ce n’est pas ce qui changera la nature et l’image du régime. Il y un canard de la place qui accuse frontalement les tortionnaires d’avoir tué deux de leurs victimes. Ce ne sont pas les promenades des ministres repus qui les ramèneront en vie.
Gnénéma Coulibaly et consorts… devraient plutôt s’asseoir pour réfléchir à la façon dont ils ont perdu tout le crédit de confiance que la communauté internationale avait placé en eux au point de renier ses propres principes pour bombarder une République. Les dénonciations tout azimut des soutiens d’hier sont le ras-le-bol d’une communauté internationale qui s’est fait avoir par des arnaqueurs politiques sanguinaires. Elle n’a que ses yeux pour pleurer et le gouvernement ivoirien n’a apparemment rien pour les consoler parce que le chien change rarement sa manière de s’asseoir.

Joseph Marat

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