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vendredi, 22 février 2013

Agrégat de faits divers

Ils ont passé pratiquement trois heures à ressasser les crimes qu’aurait commis le Président Laurent Gbagbo. Dans leur accusation il y a du tout. Du crime crapuleux au viol de pauvres femmes en passant par des délits d’opinion tenue contre Ouattara. C’est de bonne guerre. Les Procureurs mandatés par Dramane ont intérêt à dépeindre le Président des Ivoiriens comme un monstre de la pire espèce. Peu importe que leurs soi-disant témoins traficotent la vérité ou non. Ce n’est pas important. Pourvu que ce qu’ils racontent serve à salir au maximum leur accusé qui d’ailleurs ne leur a jamais dit qu’il était saint. Mais dans le fond, là n’est pas le paradoxe. Même si, à l’allure ou vont les choses, dans un an ou deux, ils n’auront pas fini de lister tous les témoignages de chaque partisan de Dramane. Ils sont au moins deux millions et Laurent Gbagbo est certainement un criminel contre l’humanité pour avoir mis en place une politique qui ne plait pas à Dramane et qui les offense tous.
Ce qui me laisse perplexe dans cette affaire de preuves contre le Woody de Mama, est soulevé par la question suivante et je peux me tromper : les procureurs de la CPI ne nous éloignent-ils de la véritable signification de la notion de crime contre l’humanité ? Né au lendemain de la deuxième guerre mondiale et contre l’extermination systématique des juifs par le régime Nazi, la notion de crime contre l’humanité implique, en mon sens, une politique autocratique (elle ne peut donc pas être consécutive à une élection démocratique pour laquelle on a plaidé pour le recomptage des voix) et donc systématique d’extermination d’une partie ou toute une communauté. Dans une histoire récente cela s’est vu au Rwanda. Deux communautés se sont dressé l’une contre l’autre dans le but affiché d’exterminer l’autre.
Est-ce cela que nous avons vécu en Côte d’Ivoire après les élections de 2010 ? Les accusations des procureurs de la CPI ressemblent bien plus à un agrégat de faits divers qu’à un éclairage sur la mise en œuvre d’un système ou d’une politique d’extermination. Dans un pays, tous les crimes font-ils du chef de l’Etat de ce pays un criminel contre l’humanité ?


Joseph Marat

Commentaires

La CPI est dans la tourmente et à oublier sa mission à moins que ce ne soit celle de "l'étouffement" des anti néocolonialistes.

Écrit par : NERUDA | samedi, 23 février 2013

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