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lundi, 08 avril 2013

Décidément D’UN CAMP


Pourquoi, il est si difficile, pour des ivoiriens prétendument intelligents de suivre Ouattara. C’est à croire que dans le pacte qui les lie à ce monsieur, il leur est demandé de surseoir à leur capacité de réflexion, à leur bon sens et au sens de l’Etat pour se ‘’dozoïfiér’’ et ne défendre que les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.
Daniel Kablan DUNCAN était devant la presse avant-hier. On dit dans le jargon qu’il est monté au créneau pour donner un coup de nettoyage à l’image de son gouvernement qui prend l’eau de toute part. A-t-il réussi ce coup de com ? Les espoirs ont été anéantis. Il n’y a décidément personne au RHDP, autour de Ouattara pour sauver ce pays. Kablan DUNCAN dont on aurait pu dire qu’il est le premier de la classe et en qui les Ivoiriens étaient en droit de placer quelques attentes au regard de son passé peu tortueux, a plus que déçu. Il a perdu le peu de crédit qu’on confère aux hommes qui ont un sens de l’Etat, même quand les contingences de l’existence les placent dans des postures peu honnêtes.
Au cours de cette conférence, il a torpillé comme un jeune premier, le dialogue de son gouvernement avec l’opposition significative. Oubliant totalement que le pays qu’il dirige est bloqué parce que ces discussions sont dans l’impasse. La sagesse politique recommande que quand on a la responsabilité de diriger un Etat, on se donne l’attitude et le langage qui conviennent pour ne pas le fissurer davantage. Il a oublié que les bailleurs de fonds du PND, qui doit propulser la Côte d’Ivoire dans le gotha des pays émergeants d’ici 2020, attendent les résultats de ces pourparlers avec le FPI à qui on reconnait le soutien d’au moins 46 % de la population. Les investisseurs sont des personnes très intelligentes et très informés, elles ne risquent pas leur sou dans un pays où des dozos font le rodéo et où les clients sont soit en exil ou en prison.
Je passe la plaisanterie de mauvais goût qui a consisté à dire aux Ivoiriens qu’ils sont à la veille de vivre pleinement une croissance à deux chiffres. Ce qui au fond ne veut rien dire parce que à quoi DUNCAN compare ses données de croissance. Sont-ils capables de nous montrer qu’un point de croissance en Côte d’Ivoire est le même qu’un point de croissance au Brésil, en Afrique du Sud ou en Chine où les agrégats économiques sont tels que le chiffre d’affaire d’une seule entreprise fait plusieurs fois le budget annuel du dozoland.
Ce qui m’étonne le plus chez DUNCAN, c’est la réponse qu’il donne à la question de la justice des vainqueurs. J’ai la nette impression qu’il ne sait pas ce que cela veut dire. La préoccupation de ceux qui dénoncent cette justice à double vitesse n’est pas relative à une justice indépendante qui doit prendre son temps pour poursuivre tous les criminels. La question est : pourquoi ne poursuivez-vous et n’emprisonnez-vous que les pro-Gbagbo dans une affaire où vous reconnaissez, vous-mêmes, que les crimes ont été commis de part et d’autres ? Il y a un principe qui dit : qui peut le plus, peut le moins. Comment dans votre soif de justice impartiale, arrivez-vous à extrader et incarcérer les fugitifs sans vous soucier des criminels qui se pavanent sous votre nez….

Joseph Marat

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